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La guerre de l'eau...L'eau...
L'autre enjeu du XXIè siècle.
Banquise (Disparition et commencement de la revanche des catastrophes naturelles)
Les ressources en eau douce sont soumises à de nombreuses pressions. Souvent éclipsée par le débat actuel sur le changement climatique, cette question constitue pourtant au même titre que la biodiversité, l'un des enjeux majeurs du XXIè siècle.
Le temps de l'eau facile est révolu. Les tensions sont déjà là et risquent de s'accroître. Le constat est posé. Pour Loïc Fauchon, président du Conseil mondial de l'eau, l'eau constitue l'une des principales tensions planétaires aujourd'hui. Soumise à de nombreuses pressions (gaspillage, pollution, érosion, climat…), la ressource en eau douce continentale est loin d'être illimitée. Si certains pays l'utilisent encore comme une ressource largement disponible, de nombreux signaux alertent populations et gouvernements sur l'urgence de mieux gérer cet or bleu. De l'avis de nombreux experts, les conflits et tensions autour de l'eau peuvent être évités à condition d'une meilleure gestion et répartition de ses usages. Car le défi à venir est immense : garantir et accroître la ressource à l'échelle planétaire tout en la protégeant.
Groenlande, une réserve d'eau perdue...
Une demande en hausse.
Tout en étant la ressource la plus abondante de la planète (elle recouvre environ 71 % de la surface du globe), l'eau a, dans une proportion de 98 %, une teneur en sel trop élevée pour servir aux usages humains. L'eau douce accessible, celle que l'on trouve dans les lacs, les rivières, les nappes phréatiques, ne compte que pour 0,25 % de la ressource totale mondiale. De plus, l'eau douce est inégalement répartie entre les territoires. Si le Canada dispose d'une capacité de 83.000 m3/personne/an, la France dispose de son côté de 2.900 m3/personne/an, la Jordanie 120… Le non accès à l'eau douce cause chaque année la mort de plusieurs millions de personnes et l'atteinte à la dignité humaine de millions d'autres. Limitée, l'eau douce disponible n'est pourtant pas rare. Sa quantité pourrait largement combler les besoins actuels de la population mondiale et plus encore. Le problème majeur n'est pas la disponibilité de la ressource mais les usages que l'on en fait, note Jean-François Rouzier, de l'Office international de l'eau. Au cours du siècle dernier, l'utilisation d'eau douce a augmenté à un rythme deux fois plus élevé que la population. Chaque année, l'agriculture consomme près de 70 % de l'eau totale utilisée, l'industrie 20 %, et la consommation domestique 10 %. Certains pays consomment davantage qu'ils ne possèdent, menant à l'assèchement de certains puits, nappes souterraines ou rivières. Si cette surexploitation de la ressource eau n'est pas forcément visible aujourd'hui, la pénurie a déjà conduit certains pays à revoir leur politique d'approvisionnement. Cumuloninbus.
Les usages de l'eau en question.
Si la quantité d'eau directement consommé par le citoyen moyen reste faible ,celle nécessaire à la production de notre nourriture est beaucoup plus importante : elle s'élève jusqu'à 2.000 litres par jour. Mais que ce soit dans l'agriculture, l'industrie ou pour les besoins domestiques, la demande en eau ne cesse de croître, créant une compétition entre les différents usages, souvent au détriment de l'agriculture. Un certain nombre de pays connaissent actuellement des tensions sur cette ressource et sont emmenés à reconsidérer leurs choix en matière de production agricole et industrielle, note Loïc Fauchon. Récemment, la Californie a déclaré l'état d'urgence en eau, du fait de précipitations inférieures à la moyenne ces trois dernières années, entraînant une restriction de l'approvisionnement urbain en eau de 20 % mais surtout une baisse considérable de l'activité agricole. En Chine, les industries émergentes ont souvent un accès prioritaire à l'eau, au détriment des petits agriculteurs… L'accroissement de la population ne fera qu'amplifier ce phénomène : la hausse démographique, mais aussi l'urbanisation croissante et la littoralisation accrue des populations devraient entraîner de nouvelles tensions sur la ressource. L'impact le plus important ne proviendra pas du changement climatique mais bien de l'augmentation de la population, analyse Lena Salame de l'UNESCO. Mais cette compétition dépasse également l'échelle locale. L'eau est souvent une ressource partagée entre différents pays et la pénurie dépasse les frontières. L'hydrodiplomatie sera donc une condition future nécessaire à la paix dans certaines régions. Notre Planète, un vrai miracle de vie...
Vers l'apaisement des conflits ?!
Aux dires de nombreux experts, la guerre de l'eau est pourtant un mythe. Si cette ressource est au cœur de nombreuses tensions dans des zones déjà fragilisées, une bonne gestion de l'eau peut apaiser les conflits selon eux. A condition d'abandonner le court termisme si courant dans les politiques de l'eau aujourd'hui... Les tensions sont déjà là, sur la migration, sur les bassins transfrontaliers… constate Loïc Fauchon. Mais des coopérations peuvent résoudrent ces tensions. Concernant le problème de l'Euphrate et du Tigre par exemple, la Turquie vient d'accepter un doublement des allocations d'eau vers la Syrie et l'Irak. L'hydrodiplomatie devrait être la réponse aux tensions sur l'eau. Le président du Conseil mondial de l'eau identifie en outre 4 réponses aux problématiques actuelles : une modification des comportements et une régulation politique de la demande, une utilisation accrue des technologies pour augmenter et faciliter l'accès à l'eau (dessalement, captage…), une conception différente de l'aménagement du territoire et enfin une reconnaissance du droit à l'eau. Si le Ve forum mondial de l'eau qui vient de s'achever à Istanbul n'a pas abouti sur ce dernier point, Lena Salame reste confiante : nous sommes sur la bonne voie. S. Fabregat - Space d'AS - (Le monde que j'ai tjrs rêvé) Politiques & Bois illégal...Importations illégales du bois :
le Parlement européen réclame des sanctions sévères.
Les députés européens ont voté le 22 avril, à une large majorité, pour une réglementation européenne plus stricte visant à éliminer le bois illégal du marché de l'UE, malgré une opposition du gouvernement français dénoncée par les associations.
A l'issue d'un vote en session plénière, les députés européens ont renforcé le 22 avril la proposition initiale de règlement de la Commission, présenté en octobre dernier dans le ''Paquet Forêt'', en demandant une meilleure traçabilité des importations de bois dans l'UE, dont un cinquième serait d'origine illégale (près de 19%).
Rappelons que selon un dernier rapport de l'organisation environnementale WWF, avec chaque année, 27 millions de mètres cubes de bois présumés illégaux, l'UE est le principal importateur de bois illicites provenant d'Amazonie, de Russie et d'Afrique. La France se trouve à la sixième place des pays importateurs de produits forestiers dont 39% seraient d'origine illégale. La Russie arrive quant à elle en tête des pays exportateurs, suivie par l'Indonésie, la Chine et de l'Afrique centrale (Congo et Gabon).
Déforestation de l'Amazonie.
Accentuer la transparence.
Afin d'améliorer la traçabilité, le Parlement européen demande ainsi que tous les opérateurs fournissent des informations sur la provenance, le pays et la forêt d'origine des produits. Ils devront aussi identifier l'opérateur leur ayant fourni le bois et indiquer à qui il a été livré. Les députés demandent également aux autorités d'effectuer des contrôles de la chaîne et de mettre en oeuvre des mesures coercitives immédiates telles que la ''saisie du bois illégal'' et ''l'arrêt de l'activité commerciale'' des contrevenants. Le texte prévoit aussi que les sanctions financières devront représenter un montant égal à au moins cinq fois la valeur des produits obtenus en commettant une infraction grave. Elles seront majorées en cas de récidive. Selon les parlementaires, ces obligations devront s'appliquer à tous les opérateurs de la chaîne d'approvisionnement en bois et pas uniquement à ceux qui mettent pour la première fois du bois sur le marché comme le proposait la Commission européenne. Les députés ont également supprimé une exemption proposée pour le bois utilisé pour la biomasse. Un petit aperçu de l'avancée.
Les associations satisfaites. Dans un communiqué commun, les associations de protection de l'environnement les Amis de la Terre, France Nature Environnement (FNE), Greenpeace, Sherpa et WWF ont salué hier le vote des députés européens, qui selon eux, est une victoire d'étape cruciale. Les députés ont suivi l'opinion majoritaire des citoyens européens dont 92% souhaitent une loi garantissant que seul du bois d'origine légale soit commercialisé dans l'Union européenne et que des sanctions plus fortes soient prises pour les entreprises commercialisant du bois illégal, ont déclaré les cinq ONG.
Une position française jugée ambiguë.
Les associations environnementales ont toutefois regretté l'opposition surprenante de la France dans ce vote : les services du Premier Ministre auraient envoyé une note aux députés européens, dont les associations ont eu copie, leur demandant de ne pas voter un dispositif trop lourd, totalement prohibitif et au contraire de reconnaître les chartes et autres opérations de verdissement de façade des opérateurs. Ce manque de volonté de la France est contraire à sa volonté affichée – du Président et du gouvernement – de lutter contre la déforestation, les changements climatiques et la perte de biodiversité, se sont indignées les associations rappelant que Michel Barnier, ministre de l'Agriculture et candidat aux élections européennes du 7 juin, s'était récemment présenté dans la presse comme le candidat de l'éco croissance et d'un grenelle à 27 tandis que Jean-Louis Borloo, ministre de l'Ecologie, de l'Energie, du Développement durable et de l'Aménagement du Territoire s'engageait pour la protection des forêts tropicales. Les associations demandent au gouvernement d'adopter dans les jours qui viennent une position officielle (…) qui confirme le vote du parlement. Le prochain Conseil des ministres de l'Agriculture, qui se tiendra en juin au Luxembourg, doit se prononcer sur ce projet de règlement qui devrait entrer en vigueur en 2010/2011. On doit se feliciter de cette décisition, finalement, mais l'on regrette de qu'il on ai faillit y en arriver à cet stade planètaire pour qu'ils prennent (en fin) la decision qu'ils auraient du prendre depuis longtemps... (AS)
R. BOUGHRIET - Space d'AS - (Le monde que j'ai tjrs rêvé) |
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