Les zones humides sont un élément indispensable au maintien du cycle de l’eau: elles capturent et retiennent les eaux de pluies et les fontes de neige, retiennent les sédiments, et purifient l’eau.
Les zones humides sont des zones importantes de biodiversité, et fournissent également d’immenses services aux hommes, à la fois en recyclant l’eau et en produisant de la biomasse et des substances nutritives qui s’intègrent à la chaîne alimentaire. Autour de certaines villes, elles servent même de système de traitement naturel des eaux usées: en Inde, les zones humides de l’est de Calcutta, qui s’étendent sur 12 500 hectares, participent à la purification des ordures ménagères de la ville. Zones de reproduction des poissons, les zones humides fournissent également aux hommes de nombreuses terres de pâturage, ainsi que des plantes alimentaires de base. Les zones humides sont donc essentielles pour fournir de la nourriture, en particulier des protéines animales (les poissons constituent 28% des protéines animales en Asie, et 21% en Afrique).
Rivère Sunnamary (Guyane)
Un écosystème menacé
Mais, ironiquement, l’augmentation de la production alimentaire de ces cinquante dernières années a entraîné d’importantes pertes de zones humides. L’agriculture utilise aujourd’hui 70% de toute l’eau extraite dans le monde; les zones humides sont drainées pour les besoins de cultures, et menacées par la pollution agricole, due aux rejets d’azote, de phosphore, et de pesticides. La construction de barrages, qui soutient le développement de l’irrigation, détruit les plaines d’inondation, l’habitat riverain et les espèces qui s’y reproduisent.
Le développement des constructions constitue une autre menace majeure pour les zones humides, une menace qui risque d’augmenter dans le contexte actuel de l’urbanisation: on prévoit que la population urbaine dépassera la population rurale dans le monde entre 2015 et 2020.
Que faut-il faire?
Au moment d’allouer les ressources en eau entre les différents utilisateurs, les écosystèmes doivent être pris en compte, et considérés au même titre que les utilisateurs agricoles, industriels et domestiques. Le document d’information préparé par Ramsar à l’occasion de la Journée des zones humides donne de nombreux exemples d’initiatives locales et d’investissements du secteur privé, afin de restaurer l’équilibre entre tous les utilisateurs de l’eau. Il éclaire également le fort potentiel des pratiques agricoles dans la protection des écosystèmes. L’agriculture doit adopter certaines technologies afin d’économiser davantage d’eau: l’irrigation au goutte à goutte peut réduire les quantités d’eau utilisées de 30 à 70%. Il existe des alternatives aux pratiques d’agriculture intensive: revenir à des pratiques traditionnelles de culture peut être plus sage que de développer les doubles récoltes annuelles. Cela peut aider à diversifier la production agricole, par exemple en exploitant les produits issus des zones humides, tels que poissons, crevettes, pousses de bambou, champignons, comme il est fait dans certaines parties de la Thaïlande.
Le mont Saint-Michel, France
Inverser le processus actuel peut également permettre de réduire la pauvreté – les pauvres ruraux étant les premières victimes de la destruction des zones humides, car ils sont les plus dépendants de ses produits. L’écotourisme démontre que protéger les écosystèmes peut apporter des bénéfices aux locaux tout en contribuant au développement économique.
(Feu de forêt) Peu d'animaux et en souffrance extreme...
Malgré des efforts de conservation, la dernière Liste Rouge de l'UICN recense plus de 17.000 espèces menacées d'extinction, soit 36% des espèces répertoriées. Avec l'Outre-mer, la France figure au premier rang des pays concernés. Détails.
L'édition 2009 de la Liste rouge de l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN) des espèces menacées, publiée le 3 novembre, rappelle que l'objectif d'enrayer la perte de biodiversité en 2010 ne sera pas atteint par la communauté internationale. Ce répertoire comprend désormais 47.677 espèces dont 17.291 sont menacées d'extinction, soit 36%. Parmi ces dernières, 3.325 se trouvent dans la catégorie la plus menacée, ''en danger critique d'extinction'', 4.891 sont ''en danger'' et 9.075 ''vulnérables'' à l'extinction. L'édition 2009 montre que 21% de tous les mammifères connus, 30% de tous les amphibiens, 12% des oiseaux, 28% des reptiles, 37% des poissons d'eau douce, 70% des plantes, 35% des invertébrés répertoriés à ce jour sont menacés.
Ainsi, sur les 5.490 mammifères répertoriés dans le monde, 79 sont ainsi ''éteints'' ou ''éteints à l'état sauvage'', 188 sont ''en danger critique d'extinction'', 449 sont ''en danger'' et 505 ''vulnérables''. Pour la première fois, le rongeur voalavo (Voalavo antsahabensis) apparaît sur la Liste rouge dans cette catégorie. Ce rongeur de Madagascar est confiné dans les forêts tropicales de montagne et est menacé par la pratique de la culture sur brûlis.
Les amphibiens et les poissons d'eau douce parmi les plus menacés. Le tiers des amphibiens est également menacé. En effet, parmi les 6.285 espèces d'amphibiens que compte la planète, 1.895 sont ''en danger d'extinction''. Parmi eux, 39 sont déjà ''éteints'' ou ''éteints à l'état sauvage'', 484 sont ''en danger critique d'extinction'', 754 sont ''en danger'' et 657 sont ''vulnérables''. La chytridiomycose, une maladie infectieuse provoquée par un champignon, touche un nombre croissant d'espèces d'amphibiens et complique les actions de conservation, explique l'UICN. L'organisation cite par exemple le cas du crapaud de jet de Kihansi (Nectophrynoides asperginis), localisé uniquement dans les chutes du Kihansi en Tanzanie, qui est passé du statut de ''en danger critique d'extinction'' à ''éteint à l'état sauvage''. Par ailleurs, une autre maladie fongique, le chytride, a touché l'Ecnomiohyla rabborum, un batracien qui entre dans la Liste rouge dans la catégorie ''en danger critique d'extinction''. On ne le trouve qu'au centre du Panama, en Amérique centrale.
Près de 40% des poissons d'eau douce sont également menacés d'extinction, soit 1.147 espèces parmi les 3.120 répertoriées, due à la dégradation des ressources en eau. Cette année, 510 espèces menacées de poissons d'eau douce ont été ajoutées à cette Liste rouge. ''Les espèces vivant en eau douce ont pendant longtemps été négligées. Cette année, nous en avons de nouveau ajouté un grand nombre à la Liste rouge de l'UICN, et confirmons la menace élevée qui pèse sur de nombreux animaux et plantes d'eau douce'', a averti dans un communiqué le directeur adjoint du Programme espèces de l'UICN, Jean-Christophe Vié. L'UICN s'inquiète particulièrement de la situation des poissons en Nouvelle Zélande où environ 85 à 90% des zones humides ont été perdues ou dégradées en raison des ''plans d'assèchement, ainsi que du développement de l'irrigation et des terres cultivables''. Le poisson garde-boue (Neochanna apoda) endémique est ainsi passé de la catégorie quasi menacé à vulnérable. L'ombre d'Australie (Prototroctes maraena), un autre poisson d'eau douce, est en revanche désormais considéré comme presque menacé, et non plus ''vulnérable'', grâce aux efforts réalisés en matière de conservation comme la construction d'échelles à poissons placées sur les barrages leur permettant de remonter les cours d'eau.
Concernant les reptiles, sur les 1.677 reptiles répertoriés sur la Liste rouge, dont 293 ont été ajoutés cette année, 469 sont menacés d'extinction et 22 sont déjà éteints ou ''éteints à l'état sauvage''. La liste des espèces en danger comprend le varan de Panay (Philippines) menacé par ''la perte de son habitat du fait de l'agriculture et de l'exploitation forestière, et par les humains qui le chassent pour sa chair''. L'hydrosaure des Philippines (Hydrosaurus pustulatus) a fait également son apparition dans la Liste dans la catégorie ''vulnérable'', également menacé par la perte de son habitat. ''Ses petits sont chassés intensivement pour le commerce d'animaux de compagnie et la consommation locale'', souligne l'UICN. La situation des plantes et des invertébrés est également très préoccupante. Sur les 12.151 plantes suivies, 8.500 sont menacées d'extinction, parmi lesquelles 114 sont déjà ''éteintes'' ou ''éteintes à l'état sauvage''. Tandis que parmi les 7.615 invertébrés répertoriés, 2.639 sont menacés d'extinction. Les scientifiques ont ainsi ajouté 1.360 espèces de libellules et demoiselles, ce qui porte leur nombre à 1 989, dont 261 sont menacées. Les scientifiques ont également ajouté 94 mollusques : 2.306 espèces sont évaluées parmi lesquelles 1.036 sont menacées.
Concernant les oiseaux, 1.227 espèces sont globalement menacées d'extinction, soit 12% de la totalité des oiseaux dans le monde. Le nombre d'oiseaux ''en danger critique d'extinction'' atteint désormais 192 espèces, soit 2 espèces de plus qu'en 2008 : l'Erione à gorge bleue (Eriocnemis isabellae), victime de la déforestation en Colombie et l'Alouette d'Érard German (Heteromirafra sidamoensis), menacé par les changements de son environnement dans les plaines d'Ethiopie. Outre les espèces rares, l'UICN s'inquiète également de la disparition des oiseaux communs tel que le Martinet ramoneur qui a vu ainsi sa population baisser de 30% en dix ans.
Dans tous ces cas, les principales menaces pesant sur les espèces sont la dégradation des milieux naturels, la surexploitation, l'introduction d'espèces envahissantes, les pollutions et le changement climatique, rappelle l'UICN. ''Ces résultats ne représentent que la partie émergée de l'iceberg. Nous n'avons évalué pour l'instant que 47 663 espèces, alors qu'il en existe encore des millions qui sont peut-être sérieusement menacées'', a déclaré Craig Hilton Taylor, de l'UICN. ''Les preuves s'accumulent sur la sévérité de la crise traversée'', a de son côté souligné Jane Smart, directrice du Groupe pour la conservation de la biodiversité de l'UICN.
Voila un petit aperçu des activités humaines!
La France parmi les 10 pays hébergeant le plus grand nombre d'espèces menacées. Concernant la France, 778 espèces mondialement menacées sont présentes sur son territoire. Elle se situe ainsi au huitième rang des pays hébergeant le plus grand nombre d'espèces animales et végétales menacées dans le monde, avec l'Equateur, les USA, la Malaisie, l'Indonésie, le Mexique, la Chine, l'Australie, le Brésil et l'Inde. Cette situation est due principalement aux collectivités françaises d'Outre-mer qui se trouvent presque toutes situées ''sur des points chauds de la biodiversité'' - Caraïbes, Océan Indien, Polynésie-Micronésie, Nouvelle-Calédonie - ayant perdu au moins 70% de leurs habitats naturels originels.
En Outre-mer, le dugong présent à Mayotte et en Nouvelle-Calédonie est ainsi classé ''vulnérable''. La tortue luth en Guyane et la tortue des Antilles françaises sont toutes deux ''en danger critique''. De nombreux oiseaux sont ''en danger critique'' comme le gallicollombe des îles Tuamotu en Polynésie française, d'autres sont ''vulnérables'' à l'instar de l'albatros hurleur et le gorfou sauteur dans les Terres australes. Parmi les plantes, le kaori rouge et le kaori blanc, endémiques de Nouvelle-Calédonie, sont classés ''vulnérables'' et le bois de catafaille noir de La Réunion, ''en danger critique''. En métropole, le vison d'Europe est classé ''en danger'', le scarabée pique-prune ''vulnérable'' et la biscutelle de Rotgès, petite plante endémique de Corse, ''en danger critique''.
''La France porte une responsabilité de premier plan aux niveaux mondial et européen pour enrayer l'extinction de la biodiversité. A l'occasion de l'année 2010, décrétée Année internationale de la biodiversité par les Nations Unies, la France se doit de donner une nouvelle ambition à sa politique de préservation des espèces, à la hauteur des enjeux présents sur son territoire'', a souligné le Comité français de l'UICN. Pour Jane Smart, directrice du Groupe pour la conservation de la biodiversité de l'UICN, ''il est temps que les gouvernements commencent sérieusement à oeuvrer à la protection des espèces et que ce sujet brûlant figure parmi leurs priorités l'année prochaine, car le temps presse''.
Une phénoménale série d'heureuses circonstances a réuni autour du massif du Mont-Perdu (3.355 m) -des "Tres Serols" disent les aragonais- le plus magnifique ensemble de paysages pyrénéens. Dans un périmètre calqué sur la géomorphologie du massif qui se confond avec l'espace inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO au titre de "paysage naturel" et de "paysage culturel". Les charriages d'énormes masses calcaires ajoutés aux très forts contrastes climatiques entre le Nord et le Sud engendrent des effets éminemment pittoresques inscrits dans les formes du relief, la variété des essences, la diversité des couleurs.
Au sud, le fil ténu d'une discontinuité au contact de deux lentes reptations rocheuses dessinait, dès l'achèvement de la lointaine surrection des Pyrénées, l'avenir d'un canyon. Plus à l'Ouest, toujours en Aragon, la croûte a craqué ouvrant d'autres profondes fissures: celle d'Anisclo, scènes de convulsions minérales et de sabbats d'arborescence, Ordesa enfin, harmonie de rythmes verticaux où les reliefs en proue, dominant l'ampleur de son manteau forestier, scandent le défilé solennel des bastions avancés et des reculées dérobées. Au Nord, les grands glaciers d'autrefois ont modelé les alignements des murailles de Baroude, les immenses cirques de Troumouse, Estaubé et Gavarnie.
Une énorme pesanteur enracine ces architectures monumentales. Ramond, illustre naturaliste et écrivain de l'époque romantique y voyait, déjà avant de gravir le Mont-Perdu en 1802, "ces formes simples et graves, ces coupes nettes et hardies, ces rochers si entiers et si sains dont les larges assises s'alignent en murailles, se courbent en amphithéâtres, se façonnent en gradins, s'élancent en tours où la main des géants semble avoir appliqué l'aplomb et le cordeau".
Ces murs gigantesques où Victor Hugo a reconnu le "colosseum de la nature" seraient d'une sombre austérité si la fantaisie de leurs décors n'en venaient tempérer les effets : cascades qui murmurent sur leur nudité verticale, éclats des corniches enneigées qui les couronnent, fuites horizontales des gradins qui s'inclinent sur le vide en les parcourant
Ces falaises lisses ne laissent pas aux ruissellements le loisir de s'enfouir dans l'épaisseur du karst; ils se précipitent dans le vide en une multitude de cascatelles. Autre saisissant contraste paysager, dans le versant méridional, à peine libérées de l'emprise du gel, les eaux sont happées par l'aridité poignante des hauts plateaux de pierrailles brûlantes.. Elles se délivrent de leurs parcours aveugles en résurgences vertigineuses, en précieux jeux d'eaux, en torrents bondissant d'écumes et d'ombres dans les tréfonds luxuriants des canyons aragonais.
Tous ces sites offrent leurs cadres somptueux à l'écriture rare de l'histoire géologique de leur montagne. Ils abritent une singulière richesse naturaliste dont témoigne un endémisme d'une étonnante vigueur dans cet espace pourtant relativement restreint des Pyrénées. La situation du Mont-Perdu à l'extrême limite sud des grandes glaciations européennes du quaternaire, déploie une diversité marquée entre la végétation des pentes exposées au sud et celle des froids abîmes du versant Nord. La juxtaposition d'écotopes si différents attire dès le XVII° siècle la curiosité des botanistes Dans un même ordre d'idée, les "pierres coquillières" des sommets les plus élevés du massif interrogent les théories neptuniennes et du feu des géologues du XVIII° siècle. Ainsi les observations de l'époque sur le Mont-Perdu et ses abords participent-elles aux balbutiements de la botanique et de la géologie moderne.
Quelques décennies plus tard, dans le sillage de l'œuvre littéraire de Ramond, le massif promu haut-lieu du romantisme accueille des auteurs, des artistes, des personnalités politiques parmi les plus célèbres d'Europe. Le massif du Mont-Perdu -surtout Gavarnie longtemps centre réputé d'ascensionnisme- est au cœur du développement du tourisme d'altitude et de l'épopée du "pyrénéisme", forme locale de la pratique de l'alpinisme.
Ces évènements d'un incontestable intérêt n'estompent cependant pas la primordialité de la longue et exemplaire histoire des montagnards autochtones, fondement essentiel du "paysage culturel" consacré par l'UNESCO.
Des vestiges mégalithiques attestent de l'ancienneté de l'occupation humaine de ces hautes terres. Des communautés agropastorales s'établissent dès cette époque dans toutes les dépendances du massif. Très tôt, elles maîtrisent le milieu montagnard et ses rigueurs climatiques en adaptant leurs modes de production et une admirable organisation sociale aux conditions de leur environnement. L'exploitation des pâturages d'altitude - ici les estives- découvre les hauts passages en crête à ces populations.
Dès lors, s'appropriant les contrastes entre les deux versants dans la perspective de fructueuses complémentarités, les échanges se multiplient entre le pays du Barège au Nord et ceux de Broto et du Cinca au Sud. A partir du XIV° siècle, des accords écrits - véritables traités- régissent les usages pastoraux et bientôt la liberté et la sécurité des échanges commerciaux. Ainsi les éleveurs du haut Aragon ont-ils obtenu, sous certaines conditions et selon les cas, la jouissance ou la propriété de l'herbe de plusieurs pâturages en versant Nord pour pallier la sécheresse du plein été au Sud. Ces traités concernant enfin toutes les activités et relations entre ces communautés obligeaient leurs collectivités respectives à dédommager les victimes d'éventuelles rixes et actes de brigandage. Conséquence de cette judicieuse et prévoyante solidarité, les suspects bénéficiaient alors d'une relative protection, précaution étonnamment moderne pour l'époque.
Tout autour du Mont-Perdu, les paysages portent témoignage de cette belle et antique alliance entre l'homme et sa montagne: voies de passage, chemins, hospices, refuges, cabanes, murets... Ce site, dans son ensemble, "reflète un mode de vie agricole autrefois répandu dans les régions montagneuses d'Europe", mais ici, il est remarquable par son élaboration perfectionnée dont certains traits sont toujours d'actualité. Et plus encore, tout un éventail de valeurs immatérielles liées à la nature, à l'idéal même d'un paysage culturel, accompagnent le visiteur. Une géographie non "dénaturalisée" qui affirme sa différence face à l'uniformisation de notre civilisation technique par ses valeurs culturelles essentielles et singulières. Certes des lieux rares, pas seulement des "réserves protégées" mais bien l'espoir pour l'UNESCO d'y trouver un modèle promis à un développement harmonieux. Riche de sa diversité biologique entretenue par une utilisation traditionnelle de l'espace montagnard -et ouverte à une intégration dans notre société contemporaine- voilà une montagne de paysages où l'homme a encore conscience d'habiter la terre.