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Mangroves en danger.

 
Mangroves, ça régression continue...
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Mangroves, Everglades park.
 
 
Disparition alarmante des mangroves.
Malgré la tendance au ralentissement, 20 % des superficies ont été détruites depuis 1980.
Les dommages environnementaux et économiques provoqués par la disparition alarmante des mangroves dans de nombreux de pays devraient être au centre des préoccupations, selon la FAO qui réclame de meilleurs programmes de protection et de gestion de ces formations végétales.
Le monde a perdu environ 3,6 millions d'hectares de mangroves depuis 1980, soit une perte effrayante de 20 % de la superficie totale des mangroves, selon l'étude récente d'évaluation des mangroves de la FAO intitulée "Les mangroves du monde 1980-2005". La superficie totale des mangroves est passée de 18,8 millions d'hectares en 1980 à 15,2 millions en 2005, selon le rapport. Il y a cependant eu un ralentissement du taux de déforestation des mangroves qui est passé d'environ 187 000 ha détruits par an dans les années 1980 à 102 000 ha par an entre 2000 et 2005, reflétant une plus grande conscience de la valeur des écosystèmes de mangroves.

"Les mangroves sont d'importantes formations végétales qui recouvrent des terres humides et marécageuses. La plupart des pays ont maintenant interdit la conversion des mangroves pour l'aquaculture et évaluent l'impact sur l'environnement avant d'utiliser ces zones de mangroves à d'autres fins", selon Wulf Killmann, expert forestier de la FAO qui s'exprimait à quelques jours de la Journée mondiale des zones humides (2 février 2008).

"Cela a conduit à une meilleure protection et gestion des mangroves dans certains pays. Mais globalement, la disparition de ces forêts côtières demeure alarmante. Leur taux de disparition est sensiblement plus élevé que celui de n'importe quels autres types de forêts", ajoute M. Killman.

"Si le déboisement des mangroves se poursuit, il peut provoquer des pertes considérables de biodiversité et de moyens d'existence, en plus de l'intrusion du sel dans les zones côtières et de l'envasement des récifs coralliens, des ports et des couloirs de navigation. Le tourisme souffrirait également. Les pays doivent s'engager dans une préservation plus efficace et une gestion durable des mangroves et des autres écosystèmes humides à travers le monde."

Les pertes continuent.
L'Asie a enregistré la plus importante disparition de mangroves depuis 1980, avec plus de 1,9 million d’hectares détruits, principalement en raison des changements d'utilisation de la terre.
Au cours des 25 dernières années, l'Amérique du Nord et centrale mais aussi l'Afrique ont également contribué de manière significative à la diminution des superficies de mangroves, avec des pertes respectives d'environ 690 000 et 510 000 ha.
Au niveau des pays, l'Indonésie, le Mexique, le Pakistan, la Papouasie-Nouvelle-Guinée et le Panama ont enregistré les plus grandes pertes de mangroves durant les années 1980. Au total, environ un million d’hectares ont été perdus dans ces cinq pays - une superficie comparable à la Jamaïque.

Dans les années 1990, le Pakistan et le Panama ont réussi à réduire leur taux de destruction des mangroves. Inversement, le Viet Nam, la Malaisie et Madagascar ont souffert de déboisements accrus et sont entrés dans les cinq principaux pays avec des pertes importantes de superficies dans les années 1990 et la période 2000-2005.
Comme causes principales de la destruction des mangroves, la FAO a cité la pression démographique élevée, la conversion à grande échelle des zones de mangroves pour la pisciculture, l’élevage des crevettes, l'agriculture, les infrastructures et le tourisme, aussi bien que la pollution et les catastrophes naturelles.

Mieux protéger.
"Sur une note positive, un certain nombre de pays ont enregistré, avec le temps, une augmentation des superficies de mangroves, y compris le Bangladesh", indique Mette Wilkie, experte en foresterie à la FAO.

"Une partie de la plus grande superficie de mangroves dans le monde, la réserve forestière de Sundarbans au Bangladesh, est bien protégée, et aucun changement majeur dans toute l'étendue de cette zone ne s'est produit pendant les dernières décennies, bien que quelques pertes de mangroves aient été rapportées après le récent cyclone de 2007. En Equateur, l'abandon des bassins et des structures pour la production de sel et de crevettes a permis la reconstitution de divers sites de mangroves", précise Mme Wilkie.
Les mangroves sont des forêts à feuilles persistantes et tolérantes au sel, qui se situent le long des littoraux, des lagunes, des fleuves ou des deltas dans 124 régions et pays tropicaux et subtropicaux, protégeant les zones côtières contre l'érosion, les cyclones et le vent.

Des écosystèmes importants.
Ce sont des écosystèmes importants fournissant du bois, de la nourriture, du fourrage, des plantes médicinales et du miel. Elles sont également des habitats pour nombre d'animaux comme les crocodiles, les serpents, les tigres, les cerfs, les loutres, les dauphins et des oiseaux.
Un large éventail de poissons, de mollusques et de crustacés dépend également de ces forêts côtières et les mangroves contribuent à la protection des récifs coralliens contre l'envasement résultant de l'érosion des terres.

L'Indonésie, l'Australie, le Brésil, le Nigéria et le Mexique comptent ensemble pour environ 50 % de la superficie mondiale des mangroves.
Le rapport de la FAO a été préparé en collaboration avec des spécialistes des mangroves du monde entier et a été cofinancé par l'Organisation internationale des bois tropicaux (OIBT).

La FAO et l'OIBT travaillent actuellement avec la Société internationale pour les écosystèmes de mangroves et d'autres organisations partenaires pour réaliser un atlas mondial des mangroves qui sera publié plus tard dans l'année.

 
 
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Vers une fin de l'homme...

 
La pollution chimique diffuse
menace la santé et la reproduction humaine.

 

 

 




Photo d'un cancer du testicule.
 
L’Inserm a exposé le 02 octobre 2008 les liens avérés ou possibles entre des facteurs environnementaux et une dizaine de cancers en progression, dans un rapport qui fait la synthèse de plus de 1800 articles ou rapports scientifiques sur le sujet. "Les modifications de l’environnement pourraient être partiellement responsables de l’augmentation constatée de l’incidence de certains cancers", a noté l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm).

A la demande de l’Afsset (Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail), des experts en épidémiologie, toxicologie, clinique, médecine du travail ou quantification des risques ont analysé les données scientifiques disponibles sur neuf cancers dont l’incidence a augmenté depuis une vingtaine d’années : cancer du poumon, de la plèvre, du sein, de l’ovaire, du testicule, de la prostate, de la thyroïde, leucémie et tumeurs cérébrales.

Ils ont pu ainsi mettre en relief des "facteurs cancérogènes avérés ou probables", comme l’amiante, les radiations, le radon ou le tabac passif pour le cancer du poumon, ou des "facteurs débattus", pour lesquels les études sont limitées, comme le tabac passif ou les pesticides pour le cancer du sein.

Depuis trente ans, le développement de nouveaux produits chimiques pour le bâtiment, le mobilier et l’entretien a été très rapide. Mais ce changement n’a été suivi d’aucun contrôle de l’hygiène des bâtiments. Parmi ces nouveaux produits se trouvent les COV (Composés Organiques Volatils), dont les aldéhydes, le formaldéhyde, le benzène, le toluène, les éthers de glycol actuellement fortement présents dans l’air ambiant des maisons.

Les COV sont des substances composées de carbone et d’hydrogène présents dans la plupart des matériaux de construction. Ils constituent une nouvelle source de pollution de l’air ambiant des maisons. Ils peuvent s’évaporer pendant des mois et des années. L’un des plus nocifs est actuellement le Formaldéhyde - un combiné chimique dérivé du Formol. Ses émissions varient en fonction du taux d’humidité et de température de la pièce. Plus l’ambiance de la pièce sera chaude et humide et plus les dégagements de formaldéhyde seront importants.

Le formaldéhyde également appelé méthanal ou aldéhyde formique est un gaz incolore fortement irritant et classé cancérogène pour l’homme depuis juin 2004 en France. Selon les résultats d’une enquête de l’INRS, sa consommation française a atteint 126 352 tonnes en 2005. Près de la moitié de ce tonnage est utilisée dans le secteur de la fabrication de résines qui servent par exemple à élaborer des vernis ou des colles. Les secteurs de la fabrication de produits agrochimiques et de la fabrication de produits chimiques à usage industriel consomment plus de 40 % de la quantité annuelle, pour la production de désinfectants, antimycosiques et conservateurs.

De très nombreux secteurs industriels sont donc concernés par l’utilisation de solution de formaldéhyde ou de résines : le tannage des cuirs, la fabrication des panneaux de bois, de colles et gélatine, de caoutchouc synthétique, de produits pharmaceutiques, de moules de fonderie, de colorants, de pigments, d’huiles essentielles, de parfums, de savons, de détergents, de peintures, d’engrais, d’aliments pour animaux... En Juin 2004, le Centre International de Recherche sur le Cancer (Circ) a classé le formaldéhyde en catégorie 1 (cancérogène avéré chez l’homme).

Une campagne de mesure dans les écoles et crèches de Strasbourg a relevé en 2004/2005 des teneurs significatives de formaldéhyde (23 microgrammes/m3 en moyenne sur 48 heures, plus de 50 microgrammes dans 2 crèches, 10 maternelles et 8 élémentaires). Depuis le 1er janvier 2007, les travaux exposant au formaldéhyde sont soumis, en France, à la réglementation prévue pour les agents cancérogènes de catégorie 1 (cancérogènes avérés) et 2 (cancérogènes probables). Une initiative isolée du gouvernement français, qui fait ainsi figure de pionnier. En effet, même si le formaldéhyde a été reconnu cancérogène avéré en juin 2004 par le Centre international de recherche sur le cancer (Circ), la classification européenne continue à le considérer seulement comme un cancérogène possible, de catégorie 3.

De ce fait, il est impossible de l’interdire dans les produits destinés au public et de rendre obligatoire la protection des salariés exposés. Pour mettre fin à cette situation, la France a réclamé son inscription en catégorie 1 ou 2 au niveau communautaire. En France, il n’existe pas de réglementation générale en ce qui concerne les valeurs limites pour le formaldéhyde dans l’air intérieur des maisons. Selon plusieurs études européennes, dont celle de l’Observatoire de la qualité de l’air intérieur pour la France, les enfants respirent un air généralement plus pollué à l’intérieur des écoles qu’à l’extérieur. Les études de terrain anglaises, danoises, néerlandaises et françaises sont formelles : les écoles sont en général mal aérées, et le confinement favorise les concentrations de polluants.

En France, aucune des 11 écoles visitées en 2001 par l’Observatoire de la qualité de l’air intérieur ne respectait les renouvellements d’air réglementaires de 15 m3 par heure et par personne. Le débit maximal observé dans l’échantillon était de 10 m3. La très grande majorité (80 à 90 %) des écoles ne dispose pas de ventilation mécanique, et lorsqu’elle existe, elle n’est pas entretenue (filtres usés etc.)

Quant aux particules fines des moteurs diesel, qui atteignent les alvéoles pulmonaires, leur rôle est avéré pour le cancer du poumon. Selon des études menées à Paris, Grenoble, Rouen et Strasbourg, 10 % des cancers du poumon dans ces villes leur sont attribuables.

Autre problème que l’on commence seulement à appréhender : celui des perturbateurs endocriniens, comme les phtalates et le bisphénol A qui ont un effet avéré sur la reproduction et le développement du fœtus ; or le nombre et la qualité des spermatozoïdes ont diminué d’environ 50 % par rapport à 1950. Par ailleurs, l’incidence du cancer des testicules a doublé au cours des trente dernières années. Le nombre de malformations génitales masculines est en hausse.

Le Gouvernement prend très au sérieux cette question et les ministères de l’écologie et la santé, l’Institut de recherche en santé publique (Iresp) et l’Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail (Afsset) ont organisé le colloque "Environnement chimique, reproduction et développement de l’enfant", mardi 25 novembre à Paris.

A l’issue de ce colloque, Madame Bachelot a déclaré qu’elle demanderait à l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (AFSSAPS) de lancer une étude sur le risque des cosmétiques pendant la grossesse et chez le jeune enfant, "notamment les cosmétiques distribués dans les maternités". Elle a indiqué qu’elle allait commander à l’Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale) "une expertise collective sur la mutagenèse et la reprotoxicité de produits chimiques, notamment les produits classés CMR3".

Ces plastifiants s’opposent à l’action des hormones masculines, les androgènes. Les phtalates sont employés comme lubrifiants dans le PVC et se retrouvent dans de nombreux objets de consommation courante : cosmétiques et emballages pour la nourriture. Ce sont des antiandrogènes. Le bisphénol A est un œstrogène de synthèse qui n’a pas été utilisé comme tel car le même chimiste a mis au point un œstrogène plus puissant, le Distilbène... Le bisphénol A est utilisé pour fabriquer des biberons, des bouteilles en plastique et d’autres produits courants. Ana Soto a montré chez la souris des images analogues à une cancérisation après exposition de la glande mammaire à du bisphénol A. Ces perturbateurs endocriniens se retrouvent dans l’organisme, y compris dans le lait de la mère qui nourrit son enfant au sein.

L’action hormonale de ces substances est évitable. La question est donc posée d’éviter les expositions. Il ne faut attendre la preuve de la causalité pour prendre des mesures de protection. Les usines de traitement des eaux ne captent malheureusement pas les produits de dégradation de médicaments ayant des effets oestrogéniques ou antiandrogènes, à commencer par les pilules anticonceptionnelles. Il faut développer des moyens technologiques pour le faire. Le Canada est le premier pays au monde à avoir interdit les biberons pour bébés en plastique rigide fabriqués à partir de bisphénol A (BPA), en raison des « incertitudes » soulevées par de récentes études scientifiques.

En France, une étude scientifique rigoureuse réalisée par une unité de recherche du CEA vient confirmer ces soupçons : le MEHP, un phtalate répandu, nuit à la fertilité masculine en agissant dès le stade fœtal. La Commission de la sécurité des consommateurs (CSC) vient pour sa part de demander que les pouvoirs publics français contribuent à l’adoption d’un texte européen interdisant la présence de substances chimiques toxiques et de métaux dans les vêtements pour enfants.

A la lumière de ces récentes et convergentes avancées scientifiques, notre pays doit prendre à bras le corps ce grave problème, totalement négligé depuis des décennies, que constitue la pollution chimique intérieure et diffuse. Il y là un enjeu majeur de santé publique et un défi industriel, scientifique et médical que la France doit relever.

 


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auteur: René Trégouet.

Les Marées Noires.

 

Nous détruirons la vie sur Terre,

et nous avec...

 

 

 

 


Marée Noire.

 

Problématique.
Depuis quelques dizaines d'années, les gens sont nombreux à s'indigner et à protester contre la pollution incessante du littoral marin, qu'ils soient riverains, pêcheurs ou touristes... Devant un tel désastre écologique, ils montrent le nouveau visage de l'océan tel qu'il est devenu depuis une quarantaine d'années. Des journalistes de tous les bords montrent les images des plages polluées, d'oiseaux mazoutés et la peine générale des riverains.

Mais le terme "marées noires" est désormais rentré dans le rang de catastrophe habituelle, il n'est plus exeptionnel de voir des pétroliers se fendre en deux ou s'échouer, déverser leur cargaison gluante dans tous les océans du monde. Le bilan se retrouve partout, bien visible : toute la surface océane est marquée par la trace des nappes toxiques d'hydrocarbure. La mer souffre et meurt lentement, car le business des pétrodollars permet aux pays occidentaux de vivre en consommant de toute part du pétrole.

Qu'il aille dans nos voitures, qu'il serve à produire de l'énergie électrique, des vêtements ou des plastiques, des médicaments ou tout autre dérivé, le pétrole est un élément nécessaire à notre prospérité économique, mais nous le gaspillons. Qu'il soit brûlé pour finir dans l'atmosphère, contribuant au
changement climatique, qu'il finisse dans la mer ou sur nos côtes, cette ressource est considérée comme pratiquement infinie, éternelle...

 
 

Les principaux accidents pétroliers.

Depuis le naufrage de l'Erika en 1999 sur les côtes françaises, le monde à connu plus de 700 marées noires.

Catastrophe Date Lieu Conséquences principales
Le pétrolier Torrey Canyon s'échoue 18 mars 1967 Entre les îles Sorlingues et la côte britannique 120 000 t de pétrole brut sont déversées
Le pétrolier Amoco Cadiz s'échoue 16 Mars 1978 Sur les côtes du Finistère en Bretagne 220 000 t de pétrole brut souillent plus de 300 km de littoral
La plateforme de forage Ixtoc 1 explose 3 juin 1979 Baie de Campêche, golfe du Mexique Après 295 jours d'efforts, entre 470 000 t et 1 500 000 t s'échappe, le tiers brûle, provoquant une vaste pollution atmosphérique. Le reste s'est répandu à travers le golfe du Mexique sous forme de nappes dérivantes
Collision entre l’Atlantic Empress et l’Aegean Captain 19 juillet 1979 Mer des Caraïbes, au large de l’île de Tobago 280 000 tonnes de pétrole déversées en mer
Collision entre le Burmah Agate et le Minosa 1 novembre 1979 Sud de Galveston, Golfe du Mexique 22 000 tonnes de brut déversées en mer et 65000 tonnes brulées à bord
Le pétrolier Tanio sombre 7 mars 1980 Nord de l'île de Batz, Finistère Au moins 6 000 t coulent de fuel n°2 coulent avec la partie avant
Le cargo "Cason" s'échoue 5 décembre 1987 Côtes espagnoles près du Cap Finisterre Une partie de la cargaison (1 100 tonnes de produits chimiques, toxiques et corrosifs) se déverse en mer et brûle
Le pétrolier Exxon Valdez s’échoue 24 mars 1989 Baie du prince William, Alaska 42 000 t de brut souillent plus de 2 000 km de côtes
Le Mega Borg prend feu 8 juin 1990 Côtes texanes, Galveston 42 000 t de pétrole sont déversées en mer
La barge pétrolière Vistabella coule 7 mars 1991 Sud-est de l’île de Nevis 2 000 tonnes de fuel lourd souillent l'archipel
Guerre du Golfe 26 janvier 1991 Koweit Entre 700 000 et 900 000 tonnes d’hydrocarbures se déversent en mer à cause des sabotages de l'armée irakienne, c’est la plus grande marée noire de l’histoire humaine
Le pétrolier Haven explose 11 avril 1991 Côte Ligure, côte d’Azur française 144 000 t de brut sont en jeu
Le pétrolier Braer s'échoue 5 janvier 1993 Pointe sud des îles Shetland 84 500 t se déversent en mer
Le pétrolier Sea Empress s'échoue 5 février 1996 Port de Milford Haven, Pays de Galles 73 000 t de brut léger souillent une centaine de kilomètres de côte
Le pétrolier Erika coule 12 décembre 1999 Large des cotes du Finistère 30 000 t de fuel lourd du type 2 se déversent en mer et souillent le littoral
Le Prestige sombre 19 novembre 2002 Large des côtes de Galice, Espagne Jusqu'à 70 000 tonnes de fioul souillent les côtes espagnoles et le littoral atlantique français
Guerre au Liban 14 juillet 2006 Nnord de Byblos, Liban Les bombardements israéliens ont provoqué le déversement de 10 000 à 15 000 tonnes de fuel dans la Méditerranée. Il s’agit du désastre écologique le plus grave jamais connu par le Liban.

 

L'exemple de l'Erika.

En premier lieu, nous parlerons de l'ERIKA, qui reste dans les mémoires françaises comme étant la dernière marée noire (sur)médiatisée du moment. Le 12 décembre 1999, on apprenait que ce pétrolier de taille moyenne coulait au large des cotes du finistère, qu'il fallait se préparer à de nouveaux déversements. La tempête créant des creux de 10 m avait soumis le bateau à de trop grosses contraintes et l'âge du tanker combiné à un mauvais entretien a finalement abouti à une rupture de sa coque, se fractionnant en deux parties.
Les premières nappes de fuel arrivent au moment des fêtes de Noël et se rappelèrent cruellement au souvenir des riverains. Sur 400 km de cotes, le plan Polmar est mis en place dans l'urgence et la panique des autorités. Puis au fur et à mesure que le temps passa, on s'interrogea sur les responsables de cette catastrophe, en même temps que tout le monde se demandait qui allait payer : d'abord le propriétaire qui ne se manifesta pas pendant 6 semaines, puis Totalfina qui apparut de plus en plus coupable, d'avoir affrété un navire poubelle, puis d'avoir caché la vérité sur sa cargaison toxique, et enfin le FIPOL, accusé de spolier les remboursements des victimes.
 
 

Les pavillons de complaisance.

La catastrophe de l'ERIKA nous offre une ouverture sur le monde de la complaisance et des paradis fiscaux, sur le petit monde des armateurs millionnaires, peu enclins à débourser le moindre centime. D'abord comment ces pavillons de complaisance se sont implantés, souvent avec l'aval des pays "développés"? Le Liberia, Malte, Bermudes et Panama ne sont que les plus médiatisés de ces pays sans loi, sans couverture juridique ni fiscale.
La complaisance est aujourd'hui un moyen sûr de rentabiliser son navire, avec des coûts fiscaux bien moins importants, une déréglementation du travail qui permet aux esclavagistes de recruter dans des pays pauvres de "bons" employés, pour un travail de titan et une paye de misère. C'est également un moyen de faire circuler des épaves flottantes que beaucoup n'accepteraient pas, utilisant les bateaux jusqu'au naufrage, ce qui finit par créer une flotte de papi-pétroliers de 20 ans de moyenne d'âge.

Enfin, le plus grand avantage reste de pouvoir se déresponsabiliser en créant une société par navire, qui rend le propriétaire insolvable en cas de naufrage, et la création de multiples sociétés écrans, à l'image des circuits mafieux dans l'unique but de créer un voile sur les transactions financières entre les parties.
 
 

La sécurité maritime.

Il est intéressant de comprendre également comment fonctionne la sécurité maritime, censée nous protéger de ces navires dangereux.

Tout d'abord, il y a les autorités portuaires du pays, qui peuvent à leur gré arrêter les bateaux qu'ils souhaitent, et réclamer des réparations à l'armateur. Ces autorités veillent sur les bateaux dans le but de protéger leurs côtes, et font de la prévention.
Malheureusement, comme en France, ces contrôles sont insuffisants, personne ne peut contrôler l'état de la coque sans mettre le bateau en cale sèche et bien souvent, il repart quand même, avec une promesse naïve de réparations qui ne se feront qu'avec l'agrément de l'armateur.

Ensuite, il y a les sociétés privées de classification. Elles garantissent l'état du navire et délivrent un certificat de navigabilité au bateau, après s'être assurés du bon état général. Le système a aussi ses failles, dans certains cas les experts peuvent se faire acheter le certificat, les réparations ne sont pas toujours effectuées selon les prescriptions (l'acier coûte cher) et puis surtout, comme les armateurs choisissent leur société de classification, il est possible pour eux d'en changer si leurs expertises sont trop agressives. Finalement, les bateaux sont dans un tel état que les normes sont obligées d'être rabaissées au minimum, pour qu'elles puissent mettre en conformité la majorité des bateaux.

Une instance internationale veille au bon déroulement des choses, il s'agit de l'OMI (organisation maritime internationale). Son pouvoir est résumé dans son budget, n'équivalant pas même l'achat d'un pétrolier neuf. Elle est régie par les états maritimes, à proportion du tonnage de la flotte nationale, donc par les pavillons de complaisance. Il n'y a rien à attendre d'elle tant que ce principe sera en place. Le Liberia, Panama ou Malte, trois pays représentant 40% de la flotte mondiale n'ont rien à faire de la sécurité maritime, leurs représentants sont souvent des cabinets d'avocats et non des marins.
 
 

Et l'affréteur...

Ce nouveau nom (qui traduit volontairement mal leur importance) que portent maintenant les sociétés transnationales du pétrole est expliqué par les crises pétrolières de 1976 et 1980. Avant les compagnies avaient leur flotte et le pétrole circulait dans leur navire. Le système n'était pas parfait mais au moins les bateaux étaient plus fiables, les marins expérimentés. Après ces crises, les compagnies doivent faire face à un dédain d'intérêt des états dans leur politique pétrolière. Ne sachant que faire de ces navires devenus inutiles, elles les vendirent à des armateurs indépendants. Depuis elles ont complètement laissé de coté le transport.

Quel est leur rôle dans le cycle du pétrole ? Elles occupent une place de choix, tout d'abord en s'appropriant les gisements aux quatre coins du monde, ce qui a pour conséquence immédiate la corruption des autorités politiques locales et la déportation des populations gênantes. Là-bas, elles n'ont pas le prestige qu'elles tentent de se donner chez nous et s'apparentent plus à des charognards prêts à tout pour le contrôle des ressources. Le pétrole est ensuite confié à l'armateur le moins cher, concurrence oblige en dépit des risques que cela implique, elles reposent leurs responsabilités sur eux seuls en cas de marée noire, comme dans le cas de l'ERIKA, ou Total a dit après le naufrage qu'il incombait à l'armateur seul de rembourser tous les dommages, irresponsabilité totale... Le raffinage du pétrole à la conception des différents produits est aussi de leur ressort, et la vente du produit essence se fait avec une belle marge. Les compagnies pétrolières sont donc les milliardaires du pétrole, pour exemple Totalfina réalisait en 1999 un bénéfice net de 60 milliards de francs, largement de quoi influencer...

Ainsi, nous nous appliquerons à démontrer que le système ne peut pas changer, car c'est un cycle ou le seul mot d'ordre est : faire des bénéfices.
Que ce soit l'armateur qui brade son bateau pour vivre, que ce soient les organismes de classification qui cherchent à avoir des clients, que ce soient les compagnies pétrolières qui n'échappent pas à cette règle, ou bien tout simplement l'état, qui en taxant sévèrement le carburant s'assure des recettes qui lui permet de redistribuer ailleurs. Il n'y a pas de solutions car le système tourne dans le vide : l'état ne peut se passer de ces taxes, les compagnies veulent survivre, et donc écraser leurs concurrents, elles n'ont pas d'autre choix que de vendre du pétrole sinon d'autres prendront leur place, et les armateurs doivent avoir des bateaux pour transporter ce pétrole.

Ainsi, on ne peut pas dire : fermez les pavillons de complaisance et achetez des bateaux neufs et plus sûrs. D'une part, il faudrait les construire, ces bateaux providentiels; d'autre part, ce ne serait que déplacer le problème d'une dizaine d'années, les double-coque ne sont pas la parade : un double coque mal entrenu n'est pas meilleur qu'un simple coque. Actuellement ils sont neufs et beaux mais ils peuvent devenir "explosifs" au bout de quinze ans.
 
 

L'actualité sur les marées noires:

 
 
 
 
 
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Un lien fantastique pour tous les défenseurs de notre planète Terre:

La Tierra en peligro...

 

Destrucción
de las selvas tropicales.

 

 

 

 


Destrucción de la Amazonia... (sólo uno de tantos ejemplos)

Un nuevo estudio muestra que el ritmo de destrucción en sólo cinco años ha supuesto la pérdida de más de la mitad de la superficie de España en selva húmeda.

Nadie duda sobre el enorme valor de los bosques tropicales en el mundo. La biodiversidad es casi inimaginable: en sólo diez hectáreas de bosque tropical en Malasia -equivalentes a 0,1 kilómetros cuadrados- se hallaron 708 especies distintas de árboles, un número mayor que todas las especies arbóreas de Estados Unidos y Canadá.

Sin embargo, los bosques tropicales están desapareciendo a un ritmo preocupante en todo el mundo. El equipo de Mathew Hansen publica en el último número de la revista Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS) las últimas estimaciones realizadas por satélite.

Entre 2000 y 2005 se han talado un área de bosque tropical equivalente a unos 27,2 millones de hectáreas, lo que representa una reducción del 2,6 por ciento de la superficie de bosque tropical húmedo, escribe Hansen en el estudio.

 

En apenas cinco años, un 53% menos.

España tiene una superficie total aproximada de 50,5 millones de hectáreas. Las matemáticas nos dicen que en apenas cinco años, la superficie que han destruido las sierras y la tala en los bosques tropicales equivale a más del 53 por ciento de todo el territorio nacional.

De acuerdo con este informe, en sólo cinco años ha desaparecido un 2,4 por ciento de toda la superficie de selva tropical, lo que sugiere que, a pesar de todos los esfuerzos de las organizaciones conservacionistas y las buenas palabras de los políticos, el ritmo de destrucción es similar al observado durante la década de los noventa. Algo para preocuparse.

"Creemos que una pérdida de 27,5 millones de hectáreas en cinco años es por definición un cambio insostenible", asegura Hansen a el Ecodiario.es.

 

Identificar posibles zonas afectadas.

El equipo de Hansen utilizó los datos obtenidos con una cámara especial llamada MODIS del satélite TERRA de la NASA. "La usamos para identificar posibles zonas en las que se pierde bosque tropical, y la clasificamos en estratos, desde una tala pequeña, media y alta", escribe este experto.

La cámara MODIS tiene la ventaja de que "ve" a través de las nubes, con la desventaja de que obtiene imágenes a una resolución que oscila entre objetos de 250 metros a un kilómetro de tamaño, insuficiente para detectar las talas de bosques a pequeña escala. Por ello, los científicos combinaron los datos de MODIS con los del satélite Landsat de alta resolución.

Su "ojo" es capaz de obtener imágenes de objetos de sólo 28 metros de tamaño, con el inconveniente de que, a diferencia de MODIS, no puede "atravesar" la capa de nubes de un día nublado.

 

Puntos calientes.

La combinación de satélites resultó perfecta. La mayoría de los lugares donde las pérdidas son mayores? lo que los expertos llaman puntos calientes? ocurrían en África, Asia, y Latinoamérica.

En Brasil, por ejemplo, las talas indiscriminadas supusieron una pérdida de cobertura de selva que era cuatro veces mayor que la observada en el siguiente país del ranking, Indonesia.

"Brasil aporta el 47,8 por ciento de la pérdida total de selva", dice Hansen, mientras que Indonesia supone el 12,8 por ciento del total. "Lo que vemos es una tala muy intensiva a escala agrícola e industrial", asegura este experto.

En África la pérdida observada de bosque húmedo es de un 5,4 por ciento.

 

 

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                                                          Luis Miguel Ariza Space d'AS (Le Monde que j'ai tjr rêvé)

Deforestación salvaje.

 

Bosques tropicales en peligro...

 

 

 

 

 


Bosque y colores otoñales

Sin entrar en detalles de los diferentes tipos de bosques tropicales que existen, se puede decir que alrededor de 1000 millones de hectáreas están cubiertas por bosques tropicales y la mitad de esta superficie, aproximadamente, son selvas húmedas, concentradas en Latinoamérica, Africa y el Sudeste asiático.
  
 

Destrucción.
Hasta mediados del siglo XX la destrucción de bosques en el mundo se producía casi exclusivamente en las zonas templadas. Pero en las últimas décadas los bosques tropicales han sufrido una tala masiva y una fuerte degradación. Alrededor de 20 millones de hectáreas de estos bosques son talados o dañados cada año. Si la destrucción continuara a este ritmo, en unos 40 años desaparecerían todos los bosques tropicales.

La destrucción de las selvas se está produciendo por varios motivos. En Latinoamérica se cortan bosques para hacer pequeñas granjas y ranchos de ganado. En Asia la preparación de nuevos terrenos para la agricultura es la principal causa de desaparición de la selva, y en Africa la obtención de combustible y la preparación de pequeñas granjas son los principales motivos. También en muchas ocasiones desempeña un papel muy importante el comercio de maderas entre los países en vías de desarrollo y los desarrollados.

El Informe SOFO 97 de la FAO dice "Los bosques higrofíticos tropicales y los bosques tropicales húmedos, que tienen importancia económica y social local y significación mundial para la conservación de la diversidad biológica y la regularización del clima, están también experimentando un cambio rápido.

De la información reciente disponible sobre la naturaleza y las causas de las variaciones de la cubierta forestal en las zonas tropicales se desprende que la expansión de la agricultura de subsistencia en África y Asia y los grandes programas de desarrollo económico, en especial, los de reasentamiento, agricultura e infraestructura, son factores clave que contribuyen considerablemente a la modificación de la cubierta forestal. Aunque las operaciones de aprovechamiento maderero no son por lo general causa directa de deforestación, en algunas zonas pueden ser un factor que la favorezca por la construcción de carreteras que hacen accesibles a los colonizadores agrícolas zonas antes remotas. Entre las causas de degradación forestal están la excesiva recolección de leña, el sobre pastoreo, los incendios y el sobreaprovechamiento y las malas prácticas de aprovechamiento de madera.

Se prevé que en las décadas venideras las presiones para aumentar la producción de alimentos llevarán a una transformación constante de tierras forestales para destinarlas a la agricultura en muchos países en desarrollo, especialmente en el África al sur del Sahara y en América Latina, donde otras opciones para subvenir a las necesidades alimentarias son limitadas".

 

Impactos negativos de la tala del bosque.
La eliminación de árboles en los terrenos tropicales tiene una especial repercusión sobre el suelo que es muy pobre en nutrientes en estas zonas. El ecosistema tropical depende de un rápido reciclado de los nutrientes que están, en su gran mayoría, en las plantas y animales que viven sobre el terreno y no en el suelo, como sucede en los bosques templados. Por esto sólo se pueden obtener unas pocas cosechas cuando se tala la selva y en muchas ocasiones el suelo desnudado sufre un proceso de laterización que hace muy difícil la reposición del antiguo bosque.  

En interés de estos bosques es grande no sólo para las personas que viven cerca, sino para toda la humanidad. Contienen (ver Biodiversidad) una proporción muy alta (entre el 50% y el 90%) de todas las especies del mundo. Muchos de estos seres vivos no se conocen todavía o no se han estudiado con detalle. De ellos se pueden obtener gran cantidad de sustancias útiles y corremos el riesgo de que se pierdan antes de poder aprovecharlos. Son asimismo fuentes de alimentos y cumplen importantes funciones ecológicas en el funcionamiento de la ecosfera como hemos comentado. 

Con una inteligente política forestal de uso y aprovechamiento de estos bosques no sería difícil conseguir no sólo conservar estos bosques, sino además obtener de ellos recursos para sostener a la población local. Hay muchos proyectos en marcha para llegar a una explotación sostenible de este ecosistema, pero (Con la voluntad actual de politicos, empresarios, economias y la mayoria de los ciudadanos) todavía queda mucho camino por recorrer hasta detener su destrucción.

Destruction des Forêts...

 

 
 
 
 
 
 
 

Ciel déchainé... Un jour viendra...
 
Une surface équivalente à un terrain de football part en fumée toutes les deux secondes. L'équilibre du climat, le maintien de la biodiversité et le cadre de vie de millions d'habitants sont en jeu. Pour enrayer cette dramatique déforestation, Greenpeace se bat pour encadrer les activités destructrices (industrie du bois, agro-industrie) et pour la création de vastes zones d'aires protégées.
Forêts - le 20 janvier 2009
 

Forêt Congolaise:

La révision des titres forestiers enfin terminée, mais les défis demeurent

 


(Arbre mort) Et ce jour ce sera ça...

Greenpeace invite le gouvernement à agir rapidement pour appliquer les décisions prises et protéger ce qui reste des forêts congolaises
Le gouvernement a publié hier les résultats finaux de la révision de la légalité des titres forestiers, lancée à l’initiative de la Banque mondiale en 2005. Il apparaît ainsi que 65 permis, couvrant presque 10 millions d’hectares, pourront être convertis en concessions à long terme, et ce en contradiction avec l’avis du groupe technique de travail du gouvernement, qui avait recommandé une réduction à 4,4 millions d’hectares en juillet 2008. L’annonce d’aujourd’hui fait suite à une série de recours de la part de certaines compagnies forestières dont les contrats risquaient l’annulation: 19 des 87 recours ont abouti.

« Il est encourageant que le gouvernement n’ait pas entièrement cédé à la pression de l’industrie forestière. L’annulation effective des titres forestiers qui n’ont pas été approuvés doit maintenant être mise en œuvre. Nous espérons que le gouvernement s’engage résolument à protéger nos forêts et à mettre en œuvre un plan de zonage participatif du territoire national, qui intègre véritablement les préoccupations du peuple congolais », commente René Ngongo, conseiller politique pour Greenpeace Afrique.
La fin du processus de révision de la légalité des titres ouvre la voie à la recherche d’alternatives à l’exploitation forestière industrielle. Toutefois, le gouvernement devra rester ferme et ne pas céder aux manœuvres dilatoires de l’industrie forestière, qui prend prétexte de la crise financière internationale actuelle pour tenter d’échapper au paiement des taxes en RDC et anéantir ainsi tous les efforts consentis pour l’assainissement du secteur forestier.

Greenpeace souligne cependant l’importance des défis qui restent à relever, particulièrement en ce qui concerne la faible gouvernance et le manque de contrôle du secteur forestier en RDC. « Comment le gouvernement compte-t-il faire appliquer ces annulations? Comment va-t-il contrôler les titres qui viennent d’être légalisés? » poursuit René Ngongo.

Le processus de révision de la légalité des titres a fait l’objet de nombreuses critiques et l’Observateur Indépendant, mandaté par le gouvernement à la demande de la Banque Mondiale, a établi que des critères légaux aussi fondamentaux que celui du respect des limites des titres n’ont pas été vérifiés. Le moratoire décrété en 2002 sur les nouveaux titres forestiers a été massivement violé et le nouveau Code forestier mis en place la même année n’est toujours pas appliqué. Des compagnies forestières internationales comme le groupe suisse Danzer ou le groupe Nordsüdtimber, domicilié au Liechtenstein, ont obtenu la validation in fine de centaines de milliers d’hectares de forêts au prétexte d’une réorganisation et d’une relocalisation d’anciens titres forestiers.

Greenpeace demande au gouvernement congolais le maintien du moratoire sur l’attribution de nouveaux titres forestiers tant qu’un plan de zonage participatif du territoire national et une gouvernance forestière satisfaisante n’auront pas été mis en place.

Les communautés forestières sont en colère parce que des arbres magnifiques sont extraits de leurs forêts et parce que l’industrie ne laisse que destruction derrière elle. Les Africains paieront le plus lourd tribut aux changements climatiques. Le gouvernement doit sauvegarder les forêts du Congo, non seulement pour leur rôle dans la stabilisation du climat, mais avant tout dans l’intérêt des Congolais qui en dépendent, et qui souffrent de leur pillage continu.

 

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Cyclons...

 
La révelion de la Terre...
 
 
 
 
 
 
 
 

Ouragan Caterina. (photo satellite)
 
La saison 2008 des Ouragans en Atlantique Nord s’est officiellement achevée le dimanche 20 novembre 2008, marquant la fin d’une saison qui a produit un nombre record de tempêtes successives ayant frappé les Etats-Unis et qui se classe parmi les saisons les plus actives des 64 dernières années, c'est à dire depuis le début des enregistrements détaillés.

Au total, 16 tempêtes baptisées se sont formées au cours de la saison, suivant l’estimation opérationnelle du Centre National des Ouragans du
NOAA (Centre National Océanique et Atmosphérique ). Huit d'entre elles ont été des ouragans de catégorie 3 ou plus. Ces données correspondent à la fourchette annoncée par les perspectives du NOAA au début et au milieu de la saison, publiées en mai et en août. Les données du mois d’août annonçaient de 14 à 18 tempêtes bâptisées, de 7 à 10 ouragans et de 3 à 6 ouragans majeurs. Une saison moyenne présente 11 tempêtes baptisées, 6 ouragans et 2 ouragans majeurs.
« Cette saison des ouragans est dans la lignée de l’ère actuelle des ouragans actifs et est la dixième saison à produire une activité supérieure à la normale au cours des quatorze dernières années » a déclaré Gerry Bell, principal spécialiste de la saison des ouragans au Centre de Prévisions Climatiques du NOAA.

Dans l’ensemble, la saison est classée comme la quatrième plus active en terme de tempêtes bâptisées (16) et d’ouragans majeurs (5), et est classée comme la cinquième la plus active en terme d’ouragans (8) depuis 1944, qui était la première année de missions aériennes envoyées à l’intérieur de tempêtes tropicales et d’ouragans.

Pour la première fois on recense 6 cyclones tropicaux consécutifs (Dolly, Edouard, Fay, Gustave, Hanna et Ike) qui se sont abattus sur le continent américain et un record de 3 ouragans majeurs (
Gustave, Ike et Paloma) ont frappé Cuba. C’est également la première saison en Atlantique Nord à avoir un ouragan majeur (de Catégorie 3) qui se soit manifesté au cours de cinq mois consécutifs (juillet : Bertha, août : Gustave, septembre : Ike, octobre : Omar, novembre : Paloma).

Gerry Bell attribue cette activité au-dessus de la normale à des conditions comprenant :
- un signal continu multi-décadaire. Cette combinaison de conditions océaniques et atmosphériques a engendré une activité des ouragans en hausse depuis 1995.
- des effets persistants de La Niña. Bien que le phénomène de La Niña ait commencé à l’automne 2007 et se soit terminé en juin 2008, son influence sur les vents légers persiste.
- des températures tropicales de l’Océan Atlantique plus chaudes. En moyenne, l’Atlantique tropical présentait une température d'environ 1 degré au-dessus de la normale durant le pic de la saison.

Le Centre National des Ouragans du NOAA conduit une estimation détaillée, après-coup, de chaque tempête bâptisée de la saison. Certaines conclusions précoces et remarquables comportaient les informations suivantes :
- Bertha a été un cyclone tropical pendant 17 jours (du 3 au 20 juillet), soit la tempête la plus longue jamais répertoriée en juillet dans le Bassin Atlantique.
- Fay est la seule tempête connue à avoir atteint quatre fois l’état de Floride, et à avoir accéléré la surveillance et la mise en garde pour la totalité de la côte de l’Etat en ce qui concerne les tempêtes tropicales et les ouragans ( à différents moments au cours de leur durée de vie du mois d’août).
- Paloma, en atteignant la Catégorie 4 avec des pointes de vent à 233 kilomètres par heure, est le deuxième ouragan enregistré en novembre, après Lenny en 1999 avec des rafales jusqu'à 249 kilomètres par heure.

La plupart des informations spécifiques aux tempêtes s’appuie sur des estimations opérationnelles et certains changements peuvent être opérés lors du processus de révision en cours. « Les informations que nous obtiendrons en évaluant les événements à partir de la saison des ouragans 2008 nous aidera à faire un travail encore meilleur dans l’avenir, » a déclaré Bill Read, directeur du Centre National des Ouragans du NOAA. « Maintenant que la saison est derrière nous, il est temps de préparer celle qui nous attend. »
 
 

Encore d'avantage de CO2, et un jour ce sera quoi?!

 
 
 
 
 

L'homme, Predateur de vie... et l'état ou il laisse la nature.
 
Pour maintenir l'augmentation globale des températures en deçà de deux degrés, nous savons ce qu'il faut faire : réduire de moitié les émissions mondiales de gaz à effet de serre, notamment de dioxyde de carbone (CO2), d'ici à 2050. Pour Greenpeace, nous pouvons relever ce défi, à condition de mettre en œuvre une politique énergétique nouvelle, fondée sur l'efficacité énergétique et un développement massif des renouvelables.
Energie / Climat - le 7 janvier 2009
 

 

Vague de froid et pics de consommation électrique : la France nucléaire émet beaucoup plus de CO2 que prévu !

 

 


Vaches et centrale (Londres)

À l’heure où les vagues de froid et les pics de consommation électrique battent des records, Greenpeace dénonce la faillite du système énergétique français fondé sur du tout nucléaire.

« Il est scandaleux d’entendre EDF appeler les citoyens à réduire leur consommation alors qu’EDF et l’État français ont mis en place un système où surproduction d’électricité et dispositifs d’économies d’énergie insuffisants obligent les citoyens à gaspiller l’électricité, condamne Frédéric Marillier, de Greenpeace France. Il est aberrant de venir culpabiliser les consommateurs, otages d’un système énergétique inefficace, cher et polluant, à un moment où ils ont légitimement besoin d’énergie ! »

La faillite du système énergétique français.
Avec les températures qui chutent augmente le recours au chauffage électrique, qui équipe près d’un tiers des ménages français (record européen). Pour faire face à ces pics de consommation d’électricité (le record historique a explosé hier avec 92 500 mégawatts, contre 88 960 MW en décembre 2007), les 58 réacteurs du parc nucléaire français sont totalement inadaptés. Les centrales nucléaires produisent « en base » : elles fournissent une puissance constante, quelle que soit la demande en électricité, et ne sont pas du tout adaptées aux variations. EDF est alors obligé de recourir à deux solutions, toutes deux fortement émettrices de gaz à effet de serre… D’abord, allumer ses vieilles centrales au fioul. Résultat : depuis 1990, la part des énergies fossiles dans la production d’électricité française a crû de près de 25 %. Et ensuite, importer de plus en plus d’électricité produite chez nos voisins européens, en grande majorité à partir du charbon. Depuis cinq ans, l’Allemagne est ainsi exportatrice nette d’électricité vers la France (rapport RTE 2007).

« Le système nucléaire, et les surcapacités électriques qu’il a engendrées, a conduit à une perversion : on a développé le chauffage électrique parce qu’EDF avait des kilowattheures à vendre, explique Frédéric Marillier. Cette situation conduit à une augmentation du recours aux combustibles fossiles en période de pics. »

Le scandale du chauffage électrique.
Une étude sur l’efficacité électrique, commandée par Greenpeace à l’institut ICE (à paraître en janvier), révèle qu’en France les pics de consommation liés au recours aux convecteurs électriques s’avèrent très fortement émetteurs de CO2. « Selon les premiers résultats de cette étude, en France, le contenu en CO2 du chauffage électrique approche les 600 g de CO2 pour tout kWh supplémentaire, contre 230 g par kWh pour le gaz, par exemple », précise Frédéric Marillier. En France, le chauffage représente 10 % de la consommation globale d’électricité et 80 % des constructions neuves sont aujourd’hui équipées en chauffage électrique !

La solution : stopper l’expansion du nucléaire!
Au lieu d’appeler les citoyens à ne pas utiliser leur sèche-linge ou leur lave-vaisselle, l’État français ferait mieux de renoncer d’urgence au programme EPR, et notamment à l’annonce de la construction d’un 2e réacteur (publication de la Programmation pluriannuelle des investissements – PPI – attendue pour janvier).

« Investir dans le nucléaire accentuerait ces phénomènes de pics et de recours aux énergies fossiles, avec comme résultat à terme une augmentation des émissions de CO2 dans l’électricité française, affirme Frédéric Marillier. La France doit renoncer à son projet de 2e EPR et investir les 4 milliards nécessaires à sa construction dans des dispositifs d’économies d’énergie (isolation de l’habitat) et dans le développement des renouvelables, seules solutions permettant de faire face à la fois aux enjeux de consommation, d’indépendance énergétique, de lutte contre les changements climatiques et de défense du pouvoir d’achat des consommateurs. »

 

Greenpeace, Space d'AS (le Monde que j'ai tjr rêvé)

Déchets Nucléaires

 

 


Central et vaches (Londres)

Développement du nucléaire : la question des déchets n'est toujours pas réglée.

Alors que la France poursuit son développement nucléaire et que de nombreux autres pays s'intéressent à ce mode de production de l'électricité, se pose toujours la question de la fin de vie des déchets, à risque pour l'homme et l'environnement.

© ANDRA
Centre de stockage de déchets de faible et moyenne activité à vie courte (CSFMA) de l'Aube
Le développement du nucléaire se poursuit en Europe mais aussi en Inde, en Chine, au Brésil ou encore aux Etats-Unis. Il y aurait à travers le monde 350 déclarations d'intention de construction de réacteurs nucléaires, dont une quarantaine de projets avancés et 35 actuellement en construction. Des réacteurs capables de produire 300 gigawatts - soit cinq fois le parc nucléaire français actuel - pourraient être construits dans le monde d'ici 2030. Ce développement pose nécessairement la question de la gestion des déchets issus de cette industrie. Des déchets à risque pour l'homme, l'environnement et les générations futures…
Si 90 % des déchets radioactifs perdent au moins la moitié de leur radioactivité tous les 30 ans, ceux-ci ne concentrent que 0,1 % de la radioactivité. Le gros du problème provient des 10 % restants, les déchets à vie longue (plusieurs milliers d'années), qui concentrent 99,9 % de la radioactivité. Ceux-ci proviennent du combustible nucléaire usé mais aussi des déchets métalliques.
En France, au 31 décembre 2004, les déchets nucléaires, toute provenance confondue, représentaient 1.033.000 m3 environ (volume équivalent conditionné), dont 69 %, soit un volume de 711.700 m3 environ, étaient stockés définitivement. 90% de la radioactivité liée aux déchets français est localisée sur les deux sites de la Hague (AREVA) et Marcoule (CEA), principaux producteurs de déchets radioactifs de haute activité et de moyenne activité à vie longue, selon l'agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (ANDRA).
La question de la gestion à long terme des déchets radioactifs à vie longue a été posée en 1991 lors d'un débat initié par la loi Bataille. Quinze en plus tard, les recherches et réflexions auraient dues aboutir au vote d'une loi fixant les termes d'une stratégie globale de gestion des déchets issus du nucléaire.
À défaut de réponse scientifique claire, la loi du 28 juin 2006 a prolongé les travaux de recherches et mis en place par un plan national de gestion des matières et déchets radioactifs. Le texte tend vers une gestion durable des déchets et prévoit la création de deux nouveaux centres de stockage d'ici 2019 et 2025. L'ANDRA, chargée de la gestion des déchets radioactifs français, a mis en place des procédures de contrôle et de sûreté intervenant pendant toute la chaîne de gestion du déchet, du confinement au stockage.

Limiter la production de déchet.
Mais le meilleur déchet reste celui que l'on ne produit pas… Si le slogan vaut pour les déchets ménagers, il s'applique également aux déchets radioactifs. En travaillant sur les procédés et l'organisation, il est possible de réduire considérablement la quantité de déchets produits. EDF, par exemple, est parvenu à diviser par 3 entre 1985 et 2006, le volume de ses déchets nucléaires, à production électrique équivalente. Rappelons toutefois qu'il s'agit bien de volume et non pas de quantité ! En utilisant des presses de compactage plus performantes, le groupe a en effet réduit le volume de ses déchets. Mais pas seulement… En améliorant l'efficacité énergétique du combustible, l'entreprise a réduit de 25 % la quantité de combustible utilisée chaque année. Un travail en amont a été également réalisé : les produits entrant à zone contrôlée sont désormais réduits aux seuls produits nécessaires (outils mais pas emballages…), afin de réduire la quantité à la source. Enfin, le tri des déchets a été amélioré afin de favoriser la réutilisation et le recyclage des déchets. Certains déchets vont aussi être fondus ou incinérés au lieu d'être stockés. Le reste des déchets produits va être conditionné, isolé selon des normes strictes avant d'être entreposés dans des centres de stockage.

Poursuivre la recherche.
Pour autant, la question des déchets radioactifs n'est pas réglée. Alors que l'industrie nucléaire poursuit son développement, de nombreuses personnes s'émeuvent du cadeau empoisonné laissé aux générations futures et s'opposent à l'installation de centres de stockage dans leur région. Les travaux de recherche s'intensifient afin de trouver des solutions de stockage et d'élimination toujours plus sûres. L'école des mines de Nantes vient par exemple d'annoncer la création d'une chaire consacrée à la gestion des déchets nucléaires, en partenariat avec les principaux acteurs de la filière (ANDRA, EDF, AREVA).
Les déchets nucléaires ont un cycle de vie extrêmement long - au-delà de plusieurs milliers d'années - nécessitant des opérations de traitement, d'entreposage puis de stockage d'une totale sûreté. L'existence de méthodes à la fois satisfaisantes sur le plan scientifique et socialement acceptables est l'un des défis majeurs que doit relever tout pays qui possède ou veut posséder une filière électronucléaire, explique l'école dans un communiqué.
La chaire industrielle poursuit un double objectif : élargir l'offre de formation de l'école des mines de Nantes dans le domaine des déchets nucléaires mais aussi intensifier les efforts de recherche sur la physique et la chimie nucléaire au travers de son laboratoire Subatech.


S.FABREGAT    Space d'AS (Le Monde que j'ai tjr rêvé)

Discussion sur YouTube - Cabo Ortegal (Cariño - La Coruña)

 

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