AS's profileLe monde que j'ai toujou...PhotosBlogListsMore ![]() | Help |
Le monde que j'ai toujours rêvé... (AS)Si tu veux triompher dans la vie, aime, pardonne et oublie. Aujourd'hui te le dis un ami. Demain ce sera la vie...! (dicton spanish) |
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Laisse ta demeure s'illuminer avec l'éclat des étoiles et la melancolique lumière de la Lune, et que le grand Soleil deverse sur toi ses splendides rayons quand tu auras peur à la permanence de l'obscuritée et du mal. Accepte que la Terre t'acceuille dans son sein, que le serpenteant vent caresse ton visage, que les eaux purifient ton corps et ton ame, pendant que le feu te seche avec son pouvoir divin. Seul alors tu vivras en paix avec la Nature, parce que c'est la seule connexion avec tes ancetres, et tes ancetres ce sont l'heritage de ce que tu est... (Traduit de l'Espagnol par: AS)
Merci de votre visite !
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Planète & ClimatClimat:
le CNRS annonce un ensemble de découvertes décisives.
Notre Planète change très vite, encore por combien de temps
ce beau miracle d'une vie?!... Un couple inséparable régit la planète : océan et atmosphère. Le programme LEFE, «les enveloppes fluides et l'environnement» a pour vocation de décrypter ces milieux, dans un contexte de meilleure compréhension des effets anthropiques sur le climat.
Au cours des dernières années, la communauté scientifique été de plus en plus sollicitée par les citoyens et les politiques sur le niveau de variabilité du climat. Il est devenu essentiel de pouvoir diagnostiquer l'état des différents milieux - air, mer, eau douce, sols, biosphère - et les modifications qu'ils encourent sous l'effet des perturbations d'origine naturelle ou humaine. Lancé fin 2005, le programme LEFE (« les enveloppes fluides et l'environnement ») vise à coordonner les recherches sur l'océan et l'atmosphère. Piloté par l'INSU (Institut national des sciences de l'Univers) du CNRS (Centre national de la recherche scientifique), il agrège les travaux d'une cinquantaine de laboratoires à partir d'appels d'offres thématiques : chimie de l'atmosphère, cycles biogéochimiques marins, évolution et variabilité du climat, interactions et dynamique de l'atmosphère et de l'océan, et assimilation de données afin d'affiner les modèles. Entre 2006 et 2009, quelque 247 projets ont été sélectionnés, 8 millions d'euros ont été investis et les équipements de 50 laboratoires impliqués. Le tout a donné lieu à 800 publications d'audience internationale. Ciblées sur des régions du monde, comme l'Arctique ou le Sahel, ces recherches complètent les travaux du Giec, plus globaux, selon Herlé Mercier, président du Conseil scientifique LEFE et directeur de recherche CNRS au Laboratoire de physique des océans à Brest.
Quels sont, par exemple, les effets des particules en suspens dans l'atmosphère sur l'absorption de la lumière ? En raison de la grande complexité de leur action, les aérosols sont l'une des causes principales de l'incertitude dans les prédictions de l'évolution du climat. Sachant que la radiation solaire est la force motrice de presque toutes les transformations chimiques se produisant dans l'atmosphère, quels autres processus photochimiques sont susceptibles de s'y dérouler, et avec quelles conséquences sur le régime des pluies ? Les aérosols, c'est-à-dire les particules atmosphériques, provenant majoritairement de matières organiques comme l'humus du sol et la combustion de biomasse, absorbent la lumière. Grâce aux expérimentations menées par Christian George, directeur de recherches au CNRS, il est apparu que les propriétés de ces aérosols se modifient en fonction de leur exposition à des oxydants atmosphériques tels que l'ozone, et en présence de lumière : ils absorbent moins d'eau une fois oxydés. Etant donné que les aérosols peuvent être à l'origine de la formation des nuages, ce phénomène pourrait retarder leur formation, non sans impact sur le changement climatique.
Atoll Palau.
Fertiliser les océans ? Les océans eux aussi sont remplis de matière organique. Acteurs majeurs du cycle du carbone, ils font office de pompe biologique qui assimile naturellement une grande partie du carbone atmosphérique. Certains apprentis sorciers rêvent de stimuler artificiellement cette faculté d'absorption, afin de limiter la présence de carbone dans l'atmosphère et de recevoir des crédits carbone via les mécanismes du Protocole de Kyoto. D'où l'actualité des recherches menées par Stéphane Blain, professeur d'université au laboratoire d'océanographie biologique de Banyuls, rattaché au CNRS. Embarquées à bord du navire de recherche Marion-Dufresne, ses équipes ont observé que, dans de vastes régions océaniques, cette pompe biologique ne fonctionne pas au maximum. C'est le cas de l'océan Austral. Au début des années 90, l'hypothèse a été avancée qu'une carence en fer du phytoplancton était la cause de cette inefficacité. Des expériences de fertilisation artificielle, menées sur de petites échelles, ont démontré que l'ajout de fer augmentait l'activité biologique dans la couche de surface. En revanche, elles n'ont pas mis clairement en évidence que l'exportation du carbone, et donc la pompe biologique, augmentaient. Ces résultats n'étayent donc pas les arguments des partisans de la fertilisation artificielle à grande échelle comme moyen de lutte contre le réchauffement climatique, conclut le chercheur. Océan et nuages, acidité et pollution grandisantes.
Rupture climatique en Amérique du Sud.
En Amérique du Sud, les glaciers andins sont particulièrement menacés par un réchauffement accru et une baisse des dépôts neigeux. Les travaux du GIEC ont démontré que le régime des précipitations allait être modifié dans les tropiques, où elles vont s'intensifier, tandis que les sub-tropiques vont se dessécher. Les ressources en eau en Amérique du sud tropicale et subtropicale vont en être particulièrement affectées au cours de ce siècle. Dans ce contexte, il est impératif de comprendre comment le changement climatique a déjà affecté ces régions. C'est pourquoi quinze équipes de recherche de laboratoires français et sud américains se sont rassemblées au sein du projet Amancay. Son objectif est d'étudier la variabilité climatique sur les derniers siècles, afin de comprendre la « rupture » observée en 1970. A cette époque, l'ensemble des enregistrements obtenus en Amérique du Sud signalent tous une augmentation nette des précipitations, explique Françoise Vimeux, chercheuse au laboratoire des sciences du climat et de l'environnement (LSCE) à Gif-sur-Yvette. Les résultats concernant la « rupture » autour de 1970 sont en cours de vérification, via un ensemble de simulations numériques sur la période 1950-2005. A l'issue de ce travail, la sensibilité de l'Amérique du Sud à des changements climatiques éloignés, dans les océans Indien et Pacifique en particulier, sera ou non confirmée.
Cyclone Isabel.
Dans l'œil du cyclone.
L'océan Indien est le siège de perturbations saisonnières qui ont des répercussions importantes sur le climat. La prévision des précipitations est un enjeu primordial pour la gestion de ressources en nourriture et en eau des pays de la région Indo-Pacifique.Or il s'agit d'une région peu observée, comparativement aux océans Atlantique et Pacifique, selon Jean-Philippe Duvel, directeur de recherches au CNRS. D'où l'importance d'affiner les systèmes d'observation, grâce à de nouveaux instruments, tels que les aéroclippers1. Résistant aux conditions extrêmes, ces ballons sont naturellement attirés vers les bassins cycloniques et se sont révélés capables de voyager dans l'œil même du cyclone, depuis les Maldives, jusqu'aux Kerguélen. Inutile, cependant, de chercher à les récupérer à l'issue de ce voyage quelque peu mouvementé…
Kyoto, une réalité ou un mirage??Forum des économies majeures:
Les incertitudes de l'après Kyoto.
Orage violent sur un champ de blé...
À Paris se sont réunis les 25 et 26 mai les dix-huit pays les plus émetteurs de la planète. Par cette négociation en format réduit, les « économies majeures » cherchent à poser les jalons de la conférence de Copenhague sur le climat en décembre prochain, en vue d'un nouveau pacte mondial sur le climat.
Comme toujours en matière de négociations climatiques, la discussion sur les moyens finit par occulter les fins. L'équation est pourtant toujours la même : rallier l'ensemble des pays émetteurs à des objectifs de plafonnement des gaz à effet de serre de manière à stabiliser le réchauffement climatique à +2°C au cours de ce siècle. La science, incarnée par le GIEC (Groupe intergouvernemental sur l'évolution du climat) et ses rapports désormais unanimement reconnus, est sans appel : la dérive de l'effet de serre est en cours, les puits de carbone naturels que sont les océans et les forêts ne sont plus en capacité de résorber les excédents carboniques émis par les activités humaines, la fonte des glaciers s'accélère, les mers s'acidifient, les coraux blanchissent, le régime des moussons se dérègle en Asie et en Afrique de l'Ouest… Le risque d'atteindre un point de non retour, au-delà duquel le climat de la Terre réserverait une série de « surprises », réclame la mise en œuvre rapide d'une diète carbonique, préfigurant une nouvelle civilisation. Ce contexte de compte à rebours est l'élément temporel qui confère aux négociations climatiques un caractère d'urgence inédite. Et pourtant, depuis son élaboration en 1992 lors du Sommet de la Terre de Rio, la Convention cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) patine dans des pourparlers sans fin. Sa traduction juridique, le Protocole de Kyoto, adopté en 1997, vient à peine d'entrer en vigueur (2008) que bientôt (en 2012) va s'achever sa première période d'application, sans que l'on parvienne à en tirer quelque bilan conséquent. Pour éviter une interruption du dispositif, c'est en 2009, dernier délai, que les pays ayant ratifié le Protocole de Kyoto doivent élaborer un nouvel accord, qui prendra le relais à partir de 2013. L'enjeu principal de ce nouvel accord est d'engager les pays émetteurs à atteindre leur pic d'émissions le plus tôt possible, afin d'entamer dès 2015 la descente carbonique qui s'impose pour éviter une accumulation de CO2 dans l'atmosphère, compte tenu de l'inertie de ce gaz, qui a une durée de vie de plus d'une centaine d'années. Le temps presse à tous les niveaux. Sur le front climatique, les émissions des pays industrialisés signataires de Kyoto ont augmenté de 9,9% sur la période 1990-2006, mises à part celles des pays de l'Est européen, Russie en premier lieu, qui ont chuté de 37% en raison de la désindustrialisation consécutive à la chute du bloc soviétique1. Sur le front des négociations, l'entrée dans la danse des Etats-Unis rebat les cartes de la diplomatie climatique. Les discussions se sont poursuivies à Paris les 25 et 26 mai, dans l'enceinte du Forum des économies majeures sur l'énergie et le climat, qui réunit 17 Etats représentant 80% de la consommation énergétique mondiale et 80% des émissions de gaz à effet de serre de la planète, Chine et Inde comprises. Inauguré à l'initiative du président Bush, ce Forum a été repris par l'administration Obama sans en reproduire l'esprit initial, qui cherchait à court-circuiter les négociations menées sous l'égide des Nations Unies. Celles-ci se poursuivent à Bonn (Allemagne) dès le 1er juin, siège de la Convention des Nations Unies sur le climat, en vue de préparer la conférence de Copenhague de décembre prochain. ![]() Ours Polairs, Les premières victimes du Réchauffement climatique. Un « Fonds vert » Co-présidée par la France et les Etats-Unis, cette réunion du Forum des économies majeures a surtout servi à rappeler les deux éléments prioritaires de l'accord de Copenhague. Première priorité : l'ambition de limiter le réchauffement à +2°C, par des efforts de réduction (« atténuation ») d'émissions de gaz à effet de serre équitablement répartis entre pollueurs « historiques » (les pays occidentaux) et « émergents » (Chine, Inde, Brésil, Indonésie et Afrique du Sud), ces derniers bénéficiant d'un droit à émettre que les pollueurs historiques devront compenser par des réductions plus sévères chez eux. Deuxième priorité : un accord sur le financement, visant à abonder le Fonds pour l'atténuation et le Fonds d'adaptation, celui-ci étant plus spécifiquement destiné aux pays victimes des impacts du réchauffement. La question du financement est cruciale pour la crédibilité du dispositif, tant pour soutenir la décarbonisation des économies que pour instaurer une solidarité internationale face aux dégâts induits par le dérèglement du climat. Les besoins d'ici à 2020 sont évalués à plus de 100 milliards d'euros par an. C'est sur le volet du financement que le Major Economies Forum (MEF) aura réservé une (bonne) surprise. A l'issue de la réunion, le 26 mai, le ministre de l'écologie Jean-Louis Borloo a annoncé une convergence de vues sur une proposition initialement élaborée par le Mexique, prévoyant l'instauration d'un « Fonds vert » abondé par la contribution des pays les plus riches, au prorata de leur PIB et de leurs émissions passées et présentes. Cette proposition inattendue a été bien accueillie par l'ensemble des pays du Forum, Etats-Unis compris, et devrait être rediscutée à Mexico le mois prochain, lors de la prochaine réunion du MEF Des stratégies comparables. Le risque de l'accord post 2012 est de demeurer centré sur des techniques d'évitement qui n'engagent qu'à la marge les transformations nécessaires : la recette marché carbone + séquestration du CO2 risque d'être nettement insuffisante pour « décarboner » la planète. De ce point de vue, les Européens n'ont pas de leçons à donner aux Américains. Outre la faiblesse de ces orientations virtuelles en regard des urgences réelles posées par le climat, une autre incertitude plane sur l'avenir du Protocole de Kyoto : son fondement juridique même pourrait être démantelé si le système de sanctions, initialement prévu sous la forme d'une autorité judiciaire supranationale, est sacrifié à l'aune du consensus attendu à Copenhague à la fin de l'année. La guerre de l'eau...L'eau...
L'autre enjeu du XXIè siècle.
Banquise (Disparition et commencement de la revanche des catastrophes naturrelles)
Les ressources en eau douce sont soumises à de nombreuses pressions. Souvent éclipsée par le débat actuel sur le changement climatique, cette question constitue pourtant au même titre que la biodiversité, l'un des enjeux majeurs du XXIè siècle.
Le temps de l'eau facile est révolu. Les tensions sont déjà là et risquent de s'accroître. Le constat est posé. Pour Loïc Fauchon, président du Conseil mondial de l'eau, l'eau constitue l'une des principales tensions planétaires aujourd'hui. Soumise à de nombreuses pressions (gaspillage, pollution, érosion, climat…), la ressource en eau douce continentale est loin d'être illimitée. Si certains pays l'utilisent encore comme une ressource largement disponible, de nombreux signaux alertent populations et gouvernements sur l'urgence de mieux gérer cet or bleu. De l'avis de nombreux experts, les conflits et tensions autour de l'eau peuvent être évités à condition d'une meilleure gestion et répartition de ses usages. Car le défi à venir est immense : garantir et accroître la ressource à l'échelle planétaire tout en la protégeant.
Groenlande, une réserve d'eau perdue...
Une demande en hausse.
Tout en étant la ressource la plus abondante de la planète (elle recouvre environ 71 % de la surface du globe), l'eau a, dans une proportion de 98 %, une teneur en sel trop élevée pour servir aux usages humains. L'eau douce accessible, celle que l'on trouve dans les lacs, les rivières, les nappes phréatiques, ne compte que pour 0,25 % de la ressource totale mondiale. De plus, l'eau douce est inégalement répartie entre les territoires. Si le Canada dispose d'une capacité de 83.000 m3/personne/an, la France dispose de son côté de 2.900 m3/personne/an, la Jordanie 120… Le non accès à l'eau douce cause chaque année la mort de plusieurs millions de personnes et l'atteinte à la dignité humaine de millions d'autres. Limitée, l'eau douce disponible n'est pourtant pas rare. Sa quantité pourrait largement combler les besoins actuels de la population mondiale et plus encore. Le problème majeur n'est pas la disponibilité de la ressource mais les usages que l'on en fait, note Jean-François Rouzier, de l'Office international de l'eau. Au cours du siècle dernier, l'utilisation d'eau douce a augmenté à un rythme deux fois plus élevé que la population. Chaque année, l'agriculture consomme près de 70 % de l'eau totale utilisée, l'industrie 20 %, et la consommation domestique 10 %. Certains pays consomment davantage qu'ils ne possèdent, menant à l'assèchement de certains puits, nappes souterraines ou rivières. Si cette surexploitation de la ressource eau n'est pas forcément visible aujourd'hui, la pénurie a déjà conduit certains pays à revoir leur politique d'approvisionnement. Cumuloninbus.
Les usages de l'eau en question.
Si la quantité d'eau directement consommé par le citoyen moyen reste faible ,celle nécessaire à la production de notre nourriture est beaucoup plus importante : elle s'élève jusqu'à 2.000 litres par jour. Mais que ce soit dans l'agriculture, l'industrie ou pour les besoins domestiques, la demande en eau ne cesse de croître, créant une compétition entre les différents usages, souvent au détriment de l'agriculture. Un certain nombre de pays connaissent actuellement des tensions sur cette ressource et sont emmenés à reconsidérer leurs choix en matière de production agricole et industrielle, note Loïc Fauchon. Récemment, la Californie a déclaré l'état d'urgence en eau, du fait de précipitations inférieures à la moyenne ces trois dernières années, entraînant une restriction de l'approvisionnement urbain en eau de 20 % mais surtout une baisse considérable de l'activité agricole. En Chine, les industries émergentes ont souvent un accès prioritaire à l'eau, au détriment des petits agriculteurs… L'accroissement de la population ne fera qu'amplifier ce phénomène : la hausse démographique, mais aussi l'urbanisation croissante et la littoralisation accrue des populations devraient entraîner de nouvelles tensions sur la ressource. L'impact le plus important ne proviendra pas du changement climatique mais bien de l'augmentation de la population, analyse Lena Salame de l'UNESCO. Mais cette compétition dépasse également l'échelle locale. L'eau est souvent une ressource partagée entre différents pays et la pénurie dépasse les frontières. L'hydrodiplomatie sera donc une condition future nécessaire à la paix dans certaines régions. Notre Planète, un vrai miracle de vie...
Vers l'apaisement des conflits ?!
Aux dires de nombreux experts, la guerre de l'eau est pourtant un mythe. Si cette ressource est au cœur de nombreuses tensions dans des zones déjà fragilisées, une bonne gestion de l'eau peut apaiser les conflits selon eux. A condition d'abandonner le court termisme si courant dans les politiques de l'eau aujourd'hui... Les tensions sont déjà là, sur la migration, sur les bassins transfrontaliers… constate Loïc Fauchon. Mais des coopérations peuvent résoudrent ces tensions. Concernant le problème de l'Euphrate et du Tigre par exemple, la Turquie vient d'accepter un doublement des allocations d'eau vers la Syrie et l'Irak. L'hydrodiplomatie devrait être la réponse aux tensions sur l'eau. Le président du Conseil mondial de l'eau identifie en outre 4 réponses aux problématiques actuelles : une modification des comportements et une régulation politique de la demande, une utilisation accrue des technologies pour augmenter et faciliter l'accès à l'eau (dessalement, captage…), une conception différente de l'aménagement du territoire et enfin une reconnaissance du droit à l'eau. Si le Ve forum mondial de l'eau qui vient de s'achever à Istanbul n'a pas abouti sur ce dernier point, Lena Salame reste confiante : nous sommes sur la bonne voie. S. Fabregat - Space d'AS - (Le monde que j'ai tjrs rêvé) Politiques & Bois illégal...Importations illégales du bois :
le Parlement européen réclame des sanctions sévères.
Les députés européens ont voté le 22 avril, à une large majorité, pour une réglementation européenne plus stricte visant à éliminer le bois illégal du marché de l'UE, malgré une opposition du gouvernement français dénoncée par les associations.
A l'issue d'un vote en session plénière, les députés européens ont renforcé le 22 avril la proposition initiale de règlement de la Commission, présenté en octobre dernier dans le ''Paquet Forêt'', en demandant une meilleure traçabilité des importations de bois dans l'UE, dont un cinquième serait d'origine illégale (près de 19%).
Rappelons que selon un dernier rapport de l'organisation environnementale WWF, avec chaque année, 27 millions de mètres cubes de bois présumés illégaux, l'UE est le principal importateur de bois illicites provenant d'Amazonie, de Russie et d'Afrique. La France se trouve à la sixième place des pays importateurs de produits forestiers dont 39% seraient d'origine illégale. La Russie arrive quant à elle en tête des pays exportateurs, suivie par l'Indonésie, la Chine et de l'Afrique centrale (Congo et Gabon).
Déforestation de l'Amazonie.
Accentuer la transparence.
Afin d'améliorer la traçabilité, le Parlement européen demande ainsi que tous les opérateurs fournissent des informations sur la provenance, le pays et la forêt d'origine des produits. Ils devront aussi identifier l'opérateur leur ayant fourni le bois et indiquer à qui il a été livré. Les députés demandent également aux autorités d'effectuer des contrôles de la chaîne et de mettre en oeuvre des mesures coercitives immédiates telles que la ''saisie du bois illégal'' et ''l'arrêt de l'activité commerciale'' des contrevenants. Le texte prévoit aussi que les sanctions financières devront représenter un montant égal à au moins cinq fois la valeur des produits obtenus en commettant une infraction grave. Elles seront majorées en cas de récidive. Selon les parlementaires, ces obligations devront s'appliquer à tous les opérateurs de la chaîne d'approvisionnement en bois et pas uniquement à ceux qui mettent pour la première fois du bois sur le marché comme le proposait la Commission européenne. Les députés ont également supprimé une exemption proposée pour le bois utilisé pour la biomasse. Un petit aperçu de l'avancée.
Les associations satisfaites. Dans un communiqué commun, les associations de protection de l'environnement les Amis de la Terre, France Nature Environnement (FNE), Greenpeace, Sherpa et WWF ont salué hier le vote des députés européens, qui selon eux, est une victoire d'étape cruciale. Les députés ont suivi l'opinion majoritaire des citoyens européens dont 92% souhaitent une loi garantissant que seul du bois d'origine légale soit commercialisé dans l'Union européenne et que des sanctions plus fortes soient prises pour les entreprises commercialisant du bois illégal, ont déclaré les cinq ONG.
Une position française jugée ambiguë.
Les associations environnementales ont toutefois regretté l'opposition surprenante de la France dans ce vote : les services du Premier Ministre auraient envoyé une note aux députés européens, dont les associations ont eu copie, leur demandant de ne pas voter un dispositif trop lourd, totalement prohibitif et au contraire de reconnaître les chartes et autres opérations de verdissement de façade des opérateurs. Ce manque de volonté de la France est contraire à sa volonté affichée – du Président et du gouvernement – de lutter contre la déforestation, les changements climatiques et la perte de biodiversité, se sont indignées les associations rappelant que Michel Barnier, ministre de l'Agriculture et candidat aux élections européennes du 7 juin, s'était récemment présenté dans la presse comme le candidat de l'éco croissance et d'un grenelle à 27 tandis que Jean-Louis Borloo, ministre de l'Ecologie, de l'Energie, du Développement durable et de l'Aménagement du Territoire s'engageait pour la protection des forêts tropicales. Les associations demandent au gouvernement d'adopter dans les jours qui viennent une position officielle (…) qui confirme le vote du parlement. Le prochain Conseil des ministres de l'Agriculture, qui se tiendra en juin au Luxembourg, doit se prononcer sur ce projet de règlement qui devrait entrer en vigueur en 2010/2011. On doit se feliciter de cette décisition, finalement, mais l'on regrette de qu'il on ai faillit y en arriver à cet stade planètaire pour qu'ils prennent (en fin) la decision qu'ils auraient du prendre depuis longtemps... (AS)
R. BOUGHRIET - Space d'AS - (Le monde que j'ai tjrs rêvé) Politique & environnement...Sauver le climat ou l'économie ?!
Le G20 s'est clôturé avec l'annonce de mesures qui reconduisent le modèle de développement actuel, sans poser les bases d'une économie « verte ». Le paradigme de la nature au service de l'économie reste intangible.
La rhétorique de la déclaration finale du G20, rendue à Londres le 2 avril, ressemble à un discours de l'éternel recommencement. Comme le souligne Sébastien Godinot, coordinateur des campagnes aux Amis de la Terre, commente : Restaurer la croissance, réparer le système financier… le G20 nous propose tout simplement de revenir au système qui vient de s'effondrer, avec les mêmes recettes : augmentation du commerce mondial, relance de la demande, liberté des capitaux, libéralisation du commerce. Einstein disait : « Nous ne résoudrons pas les problèmes avec les modes de pensée qui les ont engendrés. » Le G20 s'est montré incapable d'innover et va peut-être même plus loin en renforçant ce système défectueux, et notamment le FMI qui se voit doté de l'énorme responsabilité de renflouer les caisses du système, alors qu'il n'a pas vu venir la crise des subprimes…
De l'autre côté du monde, à l'ouest de l'Antarctique, la plaque Wilkins s'est disloquée pendant les pourparlers. Cet événement rare rappelle que la fonte des pôles sera d'autant plus rapide que la chaleur augmentera sur la Terre. Un groupe de scientifiques a alerté, il y a quelques semaines lors d'une conférence à Copenhague, que les dernières observations confirment que le pire des scénarios du GIEC est en train de se réaliser. Les émissions ont continué d'augmenter fortement et le système climatique évolue d'ores et déjà en dehors des variations naturelles à l'intérieur desquelles nos sociétés et nos économies se sont construites, a affirmé le comité scientifique de la conférence. Les prévisions du GIEC anticipent une hausse des températures comprises entre 1,1 °C et 6,4 °C à la fin du siècle par rapport à la période préindustrielle. Stefan Rahmstorf a présenté une étude selon laquelle le niveau des océans pourrait augmenter dans une fourchette de 75 cm à 190 cm d'ici à 2100. Bien au-delà des prévisions du GIEC allant de 18 cm à 59 cm. Dès lors, les Principes Climat et les Principes Carbone, qui constituent les deux seules initiatives collectives prises à ce jour par les banques internationales pour lutter contre les changements climatiques, paraissent bien dérisoires. Ils ne représentent que des efforts pour accommoder le business as usual. Le nouveau rapport de BankTrack, intitulé « Meek Principles for a Tough Climate » analyse les forces et faiblesses contenues dans ces deux déclarations de principes, toutes deux lancées l'an dernier. Johan Frijns, coordinateur du réseau BankTrack, explique : BankTrack apprécie le fait que les signataires des Principes Climat et Carbone reconnaissent qu'ils doivent participer à la lutte contre les changements climatiques. Etant donné les impacts climatiques énormes du secteur financier via l'allocation de capitaux et d'investissements, il est absolument nécessaire de mettre en place des standards climatiques pour tout le secteur financier. Malheureusement, les Principes Climat comme les Principes Carbone sont très décevants. S'ils contiennent tous les deux des éléments utiles, aucun ne s'attaque aux risques climatiques induits par les financements bancaires avec la rigueur, l'urgence et l'ambition nécessaire. Même discordance dans les plans de relance européens et étatsunien. Commandée par le WWF et par E3G, une étude réalisée par Ecofys et Germanwatch révèle une incapacité à s'éloigner de choix d'investissement fortement carbonés et à faire le pari des nouvelles technologies vertes. Sur les quinze pays ayant rendu public un plan de relance, seulement cinq et l'Union européenne comportent les données nécessaires pour permettre une analyse de leurs dépenses en matière de mesures de lutte contre les dérèglements climatiques. Cette absence de transparence ouvre la porte à des risques de greenwashing en surévaluant la portée réelle des plans de relance dans le domaine du développement des technologies propres. A contrario, les données collectées – quand elles existent – révèlent que dans le pire des cas, les investissements à forte intensité carbone sont supérieurs aux investissements à faible intensité. L'évaluation du plan de relance français fait une part nette des investissements favorables à la lutte contre les changements climatiques de 6,2% du total. Le WWF et EG appellent donc les pays à mieux détailler l'impact environnemental des plans de relance et à s'assurer que les investissements contribuent à accompagner la transition de l'économie vers un modèle économique décarboné plutôt qu'à l'empêcher, comme c'est le cas pour le moment du G 20, dont la déclaration finale célèbre le business-as-usual.
Reste à espérer que les négociations climatiques, dont la conférence de Bonn vient de conclure une étape intermédiaire, aboutissent à l'adoption d'objectifs chiffrés de réduction des gaz à effet de serre. C'est ce qu'a annoncé le négociateur américain Todd Stern, évoquant l'engagement des Etats-Unis à réduire leurs émissions en 2020 à leur niveau de 1990, soit une baisse d'au moins 17%. Tout dépend maintenant de la célérité du Congrès américain à boucler le nouveau dispositif législatif qui entérinera ces objectifs, avant ou après le sommet sur les changements climatiques de Copenhague, en décembre prochain. Les moyens ne devront pas annuler les fins : le recours généralisé au marché du CO2 plutôt qu'à une taxe carbone risque d'avoir un nouvel effet pervers qu'il faudra anticiper : l'émergence de subprimes carbone, dès lors que les quotas seront soumis au marché de la spéculation.
Agnès SINAI - Space d'AS - (Le monde quej'ai tjrs rêvé)
Je me le demande ce qui iront bien vouloir faire pour la Terre et pour le pauvres de ce monde (assoiffés d'argent comment ils le sont ce temps ci) ces ministres la?!! Nous verrons cela avec le temps mais restons en garde car le debut il n'est déjà pas de tout positif... (AS) |
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